La Cour constitutionnelle a jugé le décret présidentiel "illégal pour vice de procédure".
Le projet de réforme constitutionnelle proposait de réduire les pouvoirs des présidents des trois îles de l'archipel (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli) pour en faire des gouverneurs et d'allonger d'un an le mandat du président fédéral, actuellement de quatre ans.
Le projet érigeait également l'islam en religion d'Etat et donnait au président de l'Union le pouvoir de dissoudre l'Assemblée.
Cette réforme constitutionnelle va être au coeur des travaux qui ont commencé mardi à Moroni d'une conférence inter-comorienne, sous l'égide de l'Union africaine (UA), réunissant toutes les tendances politiques (gouvernement fédéral, opposition, gouvernement des îles) et la société civile.
L'opposition, qui avait annoncé son intention de boycotter ces assises et lié sa participation au report du référendum, assistait à l'ouverture des débats mardi.
"Nous allons tenir compte des recommandations qui seront issues de ces assises", a pour sa part indiqué le président Sambi dans un message lu par le vice-président de l'Union des Comores, Idi Nadhoim.La présidence de l'Union doit revenir en 2010 à l'île de Mohéli au terme du mandat de M. Sambi, un Anjouanais, qui avait succédé au Grand-Comorien Azali Assoumani en 2006.
/image%2F0991960%2F20230906%2Fob_a5153a_received-1335959963886456.jpeg)