Comores: Conférence inter-comorienne. Mohéli: les deux camps dans la rue
De l’avis de beaucoup, le ton entre les deux camps risque de monter d’un cran au fur et à mesure que la date fatidique va s’approcher. Bizarrement, toutefois, la population de l’île semble renvoyer
dos à dos les deux camps et ne s’emballe que timidement et avec un certain détachement à cette actualité politique que les acteurs voudraient, eux, essentielle. Un partisan du référendum a déclaré
: “ceux qui disent se battre aujourd’hui pour Mohéli sont ceux-là même qui, par calcul électoraliste, avaient remis pour quatre ans à Anjouan le tour qui revenait logiquement et de droit à Mohéli
en 2006”.
Une fois la conférence terminée, les deux camps essaient d’occuper le terrain à Mohéli. Les partisans du non à toute forme de révision constitutionnelle ont été les premiers à ouvrir la danse en début d’après midi du lundi 9 mars. En effet, contre toute attente, la Communauté avait donné comme mot d’ordre aux siens d’aller accueillir en héros à l’aéroport les membres de sa délégation qui revenait de la capitale fédérale à bord du vol régulier de Comores Aviation assurant la ligne Moroni-Dzaoudzi via Bandarsalame.
Accomplir avec succès la mission que les Mohéliens
Pour l’occasion, un groupe musical a été engagé et embarqué dans un camion pour mettre l’ambiance afin de rallier les derniers hésitants qui devaient s’associer aux militants purs et durs, à une marche jusqu’à la Place de l’Indépendance de Fomboni. Mais la météo a découragé plus d’un et surtout la population se demandait crédule sur le bien fondé de l’accueil triomphal. Ce qui n’a pas empêché Hamada Madi Boléro de prendre la parole pour faire part à l’assistance qu’ils ont “accompli avec succès la mission que les Mohéliens leur avaient confiée”. Reste au président de la République d’appliquer ou non les recommandations de la conférence, a-t-il ajouté.
En début de matinée du lendemain, la réponse du berger à la bergère a été donnée sur cette même Place de l’Indépendance par les partisans de Sambi qui sont venus de Moroni comme le ministre Said Attoumane, le directeur général de l’Onicor et plusieurs hauts fonctionnaires originaires de l’île et exerçant dans la capitale fédérale, mais surtout des notables et des jeunes emmenés par bus entiers.
Plusieurs allocutions ont été prononcées. Mais celui de Soilihi Mohamed, un des héros du 6 juillet 1975 et – pour la petite histoire – oncle de Boléro, connu pour la force de ses convictions et son franc parler. Alors que les autres orateurs avaient visiblement du mal à assurer leur mission du jour, Basoilihi n’est pas allé pas quatre chemins en “affirmant qu’il y aura bien référendum sur la révision constitutionnelle et la tournante aura bien lieu en 2011 et non 2010”. Pour lui, “ceux qui disent se battre aujourd’hui pour Mohéli sont ceux-là même qui, par calcul électoraliste, avaient remis pour quatre ans à Anjouan le tour qui revenait logiquement et de droit à Mohéli en 2006”. Alors nous aussi, nous allons offrir à Sambi, une année seulement”. Une logique à la limite de la provocation, selon les partisans de l’autre camp, mais qui a le mérite d’être clair.
Il est que les deux rassemblements auraient quelque part quelque chose d’illogique s’il ne s’agissait pas de la politique et il est fort à parier que le ton entre les deux camps va certainement monter d’un cran. Mais bizarrement la population semble renvoyer dos à dos les deux camps et ne s’emballe que timidement et avec un certain détachement à cette actualité politique que les acteurs voudraient essentielle.
Nassur Riziki
Une fois la conférence terminée, les deux camps essaient d’occuper le terrain à Mohéli. Les partisans du non à toute forme de révision constitutionnelle ont été les premiers à ouvrir la danse en début d’après midi du lundi 9 mars. En effet, contre toute attente, la Communauté avait donné comme mot d’ordre aux siens d’aller accueillir en héros à l’aéroport les membres de sa délégation qui revenait de la capitale fédérale à bord du vol régulier de Comores Aviation assurant la ligne Moroni-Dzaoudzi via Bandarsalame.
Accomplir avec succès la mission que les Mohéliens
Pour l’occasion, un groupe musical a été engagé et embarqué dans un camion pour mettre l’ambiance afin de rallier les derniers hésitants qui devaient s’associer aux militants purs et durs, à une marche jusqu’à la Place de l’Indépendance de Fomboni. Mais la météo a découragé plus d’un et surtout la population se demandait crédule sur le bien fondé de l’accueil triomphal. Ce qui n’a pas empêché Hamada Madi Boléro de prendre la parole pour faire part à l’assistance qu’ils ont “accompli avec succès la mission que les Mohéliens leur avaient confiée”. Reste au président de la République d’appliquer ou non les recommandations de la conférence, a-t-il ajouté.
En début de matinée du lendemain, la réponse du berger à la bergère a été donnée sur cette même Place de l’Indépendance par les partisans de Sambi qui sont venus de Moroni comme le ministre Said Attoumane, le directeur général de l’Onicor et plusieurs hauts fonctionnaires originaires de l’île et exerçant dans la capitale fédérale, mais surtout des notables et des jeunes emmenés par bus entiers.
Plusieurs allocutions ont été prononcées. Mais celui de Soilihi Mohamed, un des héros du 6 juillet 1975 et – pour la petite histoire – oncle de Boléro, connu pour la force de ses convictions et son franc parler. Alors que les autres orateurs avaient visiblement du mal à assurer leur mission du jour, Basoilihi n’est pas allé pas quatre chemins en “affirmant qu’il y aura bien référendum sur la révision constitutionnelle et la tournante aura bien lieu en 2011 et non 2010”. Pour lui, “ceux qui disent se battre aujourd’hui pour Mohéli sont ceux-là même qui, par calcul électoraliste, avaient remis pour quatre ans à Anjouan le tour qui revenait logiquement et de droit à Mohéli en 2006”. Alors nous aussi, nous allons offrir à Sambi, une année seulement”. Une logique à la limite de la provocation, selon les partisans de l’autre camp, mais qui a le mérite d’être clair.
Il est que les deux rassemblements auraient quelque part quelque chose d’illogique s’il ne s’agissait pas de la politique et il est fort à parier que le ton entre les deux camps va certainement monter d’un cran. Mais bizarrement la population semble renvoyer dos à dos les deux camps et ne s’emballe que timidement et avec un certain détachement à cette actualité politique que les acteurs voudraient essentielle.
Nassur Riziki
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