Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Et si l'on se disait tout

8 Avril 2009 , Rédigé par aimons les comores


L'année 2009 sera, certainement, une année faste et constitue une période charnière pour les Comores. Après la visite du président iranien, suivie de celle du Chef de l'Etat tanzanien, des assises nationales sur la révision de la Constitution , la rencontre au sommet des présidents des îles et du Chef de l'Etat, la conférence des chefs des Exécutifs des trois îles à Anjouan, le référendum du 29 mars à Mayotte, et enfin la visite à Moroni du Ministre français de la Coopération dans le cadre de la réunion ministérielle de la COI, le pays pourrait s'apprêter à accueillir, dans la foulée, Kaddafi sur son sol. Plutôt Omar Hassan El-Bachir qui improviserait une visite aux Comores, en défiant la Cour Pénale internationale, pour remercier son homologue comorien qui a suggéré à la Communauté internationale de lui décerner le Prix Nobel de la Paix.

C'est riche comme événements en un laps de temps. Le pays essaye apparemment de nouer avec l'histoire et de suivre la marche du monde.

Les assises de Hamramba, malgré leur improvisation, ont donné le ton et affiché les couleurs d'une bataille politique rude dont le pouvoir ne veut pas reconnaître. Le seul consensus qui serait accouché est le départ de Sambi en 2010, dans le cadre de la tournante. C'est un Rendez -Vous important pour la démocratie aux Comores selon le président Kikweté qui louait à Mohéli, les mérites de l'Accord de Fomboni, seul facteur de stabilité politique et de développement économique dans le processus que l'Union des Comores s'est engagé.

Aujourd'hui, aucun chenapan, aucun dinosaure politique ,aucune initiative de bidasses ou de gredins, même à la tête de l'Etat ne pourra effrayer le peuple qui a bien voulu en finir avec le séparatisme et les coups tordus pour instaurer un vrai Etat de droit. Il faut respecter la Constitution...,il faut veiller sur la sacralité des lois ... Et ce n'est pas un hasard si Kikwete, président de la Tanzanie, a mis en garde les autorités de notre pays sous l'ombre du président Sambi de ne plus jouer avec l'unité du pays . Un message que seul le président Moussa Toybou aura entendu et compris en amont et en aval.

Ahmed Abdallah Abdérémane et Said Mohamed Djohar ont essayé de jouer avec la Constitution, un texte sacré qui nous unit. Après avoir été honorés en qualité de Chefs Suprêmes des Armées, ils ont vite fini par être Chefs Suprêmes désarmés.

Malgré les nerfs solides des membres du premier cercle dans l'entourage de Sambi, qui se battent, par tous les moyens, pour soigner l'image d'un président trahi, fatigué et usé et '' dissiper les nuages'', qui entourent l'ombre du chef de l'Etat, les surprises de rupture, de trahison et de divorce entre Sambi et ses fils spirituels ne cessent de surprendre.

Mutsamudu, Anjouan a abrité du 1er au 2 avril un mini sommet qui, à en croire les participants et à la déclaration finale des trois présidents des Exécutifs des îles, on peut dire que c'est encore un nouveau tournant et un coup dur pour la vie politique du président Sambi.

Pour mieux comprendre, une seule question nous interpelle : Pourquoi, Sambi se voit trahi par les siens ? Encore une fois, après Mohamed Abdouloihabi, c'est au tour de Moussa Toybou, l'un des proches de Sambi qui vient de le poignarder dans le dos, en pleine tourmente de notre histoire.Au lieu de chercher des solutions aux maux qui rongent son entourage , le chef de l'Etat, en tentant de séduire les présidents des îles s'est contenté de dire à ses interlocuteurs de ne pas se laisser influencés par les idées noires de Msaidié et Boléro. Autrement dit, c'est la CRC qui pèse sur sa conscience. Et si Sambi acceptait d'être un jour le président de tous les citoyens!

Il faudra dire ici que le pays n'est pas gouverné. Pire, l'affaire de Malouzine prouve que la rare denrée, la paix en l'occurrence, que les Comoriens pouvaient s'enorgueillir hier devient désormais une pénurie. Face aux agissements du régime, il est bien évident que la politique perd son sens et le spectacle est désolant.
Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article