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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Bolero dénonce un complot "anjouano-anjouanais"

17 Avril 2009 , Rédigé par aimons les comores

Bolero dénonce un complot "anjouano-anjouanais"


La décision du chef de l'Etat de fixer la date du référendum constitutionnel au 17 mai, en ignorant la proposition des exécutifs de Mohéli et de Ngazidja au motif que le président anjouanais a opposé un refus catégorique (voir nos précédents textes), a mis la classe politique comorienne en émoi. Sur l'île de Mohéli, le gouvernement de Mohamed Ali Said a aussitôt réagi par la voix de son porte-parole, Said Ali Sarouma, alias Chabouhane. Connu pour sa gouaille et ses déclarations à l'emporte-pièce, le ministre a mis en garde le président Sambi contre toute tentative de passer en force et de torpiller la tournante mohélienne de 2010. Mais, c'est l'ancien Premier ministre Hamada Madi Bolero qui s'est chargé de démontrer « l'hypocrisie qui entoure ce projet de révision constitutionnelle dont l'objectif principal est de prolonger le mandat du chef de l'Etat ».

Bolero dit ne pas comprendre que le président Sambi réfute la proposition d'harmoniser les élections en 2010 sous le prétexte que Moussa Toybou, seul, n'est pas d'accord alors qu'il s'en tape superbement de l'opposition de Mohamed Abdouloihabi et de Mohamed Ali Said à la tenue du référendum dans les conditions actuelles.

Cela paraît d'autant plus paradoxal que lorsque les trois présidents, ensemble, s'étaient mis d'accord pour une harmonisation du calendrier électoral en 2014, le même président Sambi s'y était aussi opposé, « tout simplement parce qu'il ne pouvait pas jouer les prolongations » dénonce-t-on à Mohéli.

Pour l'ancien Premier ministre d'Azali, il y a une partition anjouano-anjouanaise qui se joue dans cette histoire de référendum. Et de tempêter : « Que les Anjouanais arrêtent de nous tourner en bourrique ; s'ils ont l'habitude de tromper les Grand-comoriens, ils nous auront pas cette fois-ci, parce que nous, Mohéliens, les connaissons très bien ».

Avant de commencer son réquisitoire au vitriol contre le gouvernement comorien, Bolero s'est d'abord excusé de la dureté des propos qu'il allait tenir. Plus loin, il a lâché le gros morceau : « Si les Anjouanais ne veulent pas être Comoriens, qu'ils s'en aillent et laisser notre pays tranquille ».

Cette charge inhabituelle d'une si haute personnalité de la République contre le régime Sambi montre combien le projet de révision constitutionnelle porte les germes d'une dislocation annoncée de l'archipel. Dieu fasse que je me trompe ! Mais, si jamais les Comoriens en sont arrivées à ce point, l'Histoire ne trouvera aucune excuse, aucune circonstance attnuante pour personne.

Bolero espère toutefois que la Cour constitutionnelle, une fois encore, invalidera le décret présidentiel. « Il n'appartient pas au chef de l'Etat de fixer le calendrier du scrutin ; ce calendrier est établi par la Commission électorale et soumis au Président pour avis et signature. Ce qui n'a pas été le cas » argumente-t-il. Et d'ajouter que la mise en place de Commission nationale électorale indépendante (CENI) n'a obéi à aucune règle de droit parce que les exécutifs insulaires de Ngazidja et de Mohéli, et l'Assemblée de l'Union n'ont toujours pas désigné leurs délégués au sein de cette Commission.


Source :  inoussa
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M
pas toi bolero tu n'es pas une reference en matiere de politique comoriennne
Répondre
A
<br /> vous avez raison.<br /> <br /> <br />