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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

H. M'SAIDIE s'explique sur le référendum constitutionnel : Sambi a fuit ses responsabilités.

23 Avril 2009 , Rédigé par aimons les comores

H. M'SAIDIE s'explique sur le référendum constitutionnel : Sambi a fuit ses responsabilités.
Nous poursuivons aujourd'hui la série des réactions de la classe politique et de la société civile sur l'initiative du chef de l'État d'organiser le 17 mai prochain un référendum de révision constitutionnelle. Monsieur, Houmed M'SAIDIE, Secrétaire général de la Convention pour le Renouveau des Comores, devenu l'un des grandes figures de l'opposition, rejette en bloc la proposition du president Sambi. Tout comme ses amis opposés au régime en place, cet ancien ministre d'État mise sur le boycott pur et simple du référendum.

M'SAIDIE estime que le plus urgent est la tenue d'abord des législatives, pour le reste le Congrès s'en chargera...C'est d'abord un étonnement car on avait cru comprendre que si les chefs des exécutifs des iles étaient d'accord pour que l'harmonisation des mandats commence en 2010,le président de l'union allait se soumettre à la décision. J'ai été témoin de la signature de Mohamed ALI SAID et Mohamed ABDOULOIHABI confirmant qu'ils sont prêts à partir en 2010 pour permettre l'harmonisation des mandats. Le décret a été signé à l'aéroport ce dimanche.

Mais il me semble au moment ou je vous parle que le décret n'est publié car le texte final qui sera soumis au référendum n'est pas prêt. Il y aurait toujours des modifications à apporter. Certes la signature est apposée sur le document mais on peut considérer que le décret n'est pas encore publié. Pour le président de la république le référendum aura lieu le 17 mai prochain, mais pour nous partis d'oppositions, il n'y aura pas d'élection.


Propos recueillis par le journal
" La Gazette des Comores "
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B
Outre,<br /> <br /> S'agissant du cas d'espèce, objet de confrontation, il me semble que le normatif et les envies politiciennes ne constituent pas fondamentalement des abris, sauf à ne plus considérer cette constitution comme étant le résultat du consensus des comoriens.<br /> <br /> Partant de l'esprit même de ce mot "consensus", dans une atmosphère d'une extrême conflictualité jadis, atténuée au fil du temps grâce à la large adhésion, rien de légalement défendable n'autorise un Président justement issu de ce consensus de le remettre en question, quoi qu'il puisse être son coût, avant le terme de son expérimentation.<br /> <br /> D'autant plus que la légalité normative ne saurait méconnaître celle supranormative, entendue l'irréfragable Ordre public.<br /> <br /> Il me parait irresponsable qu'un Président d'un Etat, garant de cet ordre public puisse créer des conditions qu’il sait génératrices, d’une manière certaine, d’un désordre.<br /> <br /> Il y a à mon sens dans cette constitution ce que vous n'ignorez pas chers compatriotes, à moins que les fondamentaux du droit se soient éloignés de vous ou l'inverse : la règle morale ayant davantage espace en terre musulmane et celle du droit positif. La combinaison fait le droit aux Comores et donc cette constitution en phase expérimentale, avec date initialement arrêtée d’une manière absolue.<br /> <br /> L’homme de l’allocution moralisatrice, son excellence Sambi n’a pas fini de nous étonner en tout cas, à un point où il convient de lui demander enfin où se situe la frontière entre le bien et le mal.<br /> <br /> Me Bébé MMH
Répondre
A
<br /> OK .<br /> <br /> <br />