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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Les couards de la République

11 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

Les couards de la République

Les couards de la République

Après cet acte lâche et honteux de la Cour constitutionnelle, il est impératif que les membres de cette Cour tirent les conclusions qui s'imposent en présentant leur démission pour qu'ils partent se nicher quelque part afin de profiter de leur retraite car la République ne peut pas continuer à entretenir des quidams qui ne sont pas capables d'exercer leurs fonctions : « Art.31 ¬ La Cour Constitutionnelle est le juge de la constitutionnalité des lois de l'Union et des Iles. Elle veille à la régularité des opérations électorales tant dans les Iles qu'au niveau de l'Union, y compris en matière de référendum ; elle est juge du contentieux électoral ».

Dans une entreprise, lorsqu' une personne est incompétente, elle est soit formée soit congédiée mais pour les membres de notre Cour vu leur âge, la seule option est le congédiement. Ces créatures ont une grande responsabilité sur le devenir de cette institution car dorénavant ils auront le joli nom d' « incompétents ». On avait les « Nayilés yilalé » de l'Armée nationale jamais là pour défendre le pays contre les agressions de dix mercenaires européens et maintenant on a les incompétents de la Cour constitutionnelle incapables de protéger nos institutions démocratiques face aux agressions répétées du Mollah chiite. Toute décision future de leur part ne sera plus crédible car elle sera la décision des « incompétents ». Cette Cour s'est faisandée, il faut la dissoudre.

Après le « oui » du 17 mai prochain, qu'ils ne s'étonnent pas si Sambi prend la décision de les renvoyer pour inhabileté comme le ferait n'importe quel chef d'entreprise. Par cet acte couard, ils viennent de donner les pleins pouvoirs à Sambi et comme on le sait, les ambitions de notre barbu est de régner à vie sur les Comores à l'image des monarchies pétrolières du Golfe. Si Sambi a toujours refusé jusqu'à ce jour de promulguer des lois qui le contraignaient, c'est pour se retrouver seul capitaine à bord du bateau Comores.

Les mandats de tous les députés de notre pays sont arrivés à terme, les présidents des îles seront bientôt de simples maires sans aucun budget de fonctionnement. Ils n'auront plus qu'à aller se prosterner pour quémander quelques miettes auprès du descendant du prophète, Sambi. Ne croyez surtout pas qu'il y aura d'autres élections après le 17 mai. Des élections pourquoi faire ? En effet, la Cour constitutionnelle vient de donner en héritage notre terre aux héritiers de l'Imam REZA pour perpétuer leur secte. Qui osera me contredire ? Pourquoi Sambi aurait-il perpétuellement piétiné nos institutions pour arriver à ses fins si c'est pour tout abandonner en organisant des élections démocratiques ? Il ne prendra plus le risque de faire des élections. Sinon, il aurait présenté un calendrier électoral bien avant le référendum. Et le peuple dans tout ça ?

Il est devenu un attrape-nigaud qui se plaît dans le fabliau et la chimère. Que deviennent l'opposition, les intellectuels et nos leaders ? J'espère qu'ils n'auront pas le même comportement que Mohamed Said Fazul le susceptible.« Je dirais plutôt qu'il y a une très grande méfiance entre nous, hommes politiques de Mohéli. Chacun doute de la sincérité de l'autre et ne veut pas mobiliser les siens. Nous sommes tous d'accord sur le respect de la tournante en mai 2010 mais chacun a ses réserves.

Je ne peux pas travailler dans une totale sérénité avec les mêmes personnes qui ont méchamment cherché à me nuire et à me discréditer par un procès monté de toutes pièces avec comme seul objectif, briser ma carrière politique. Le jour où s'instaurera un véritable climat de sérénité et de sincérité entre les dirigeants mohéliens, la population sortira de sa réserve. Et chacun fera un véritable appel aux siens, pour rejoindre le combat ».

Afficher un tel comportement alors que les droits de Mohéli sont ignorés et bafoués ne fera que renforcer Sambi dans sa folie destructrice de nos institutions et ainsi il pourra mieux affirmer sa mégalomanie.
Peuple des Comores, l'heure de la révolte a sonné, la loi est de votre côté. Faîtes vous entendre car après le 17 mai 2009, il sera trop tard.

Art.3 ¬ La souveraineté appartient au peuple qui l'exerce dans chaque île et dans l'ensemble de l'Union .... Aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
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B
Recours en inconstitutionnalité du référendum prévu le 17 mai 2009 en Union des Comores<br /> <br /> <br /> La Cour constitutionnelle de l’Union des Comores, saisie pour examen de la constitutionnalité ou non du référendum d’initiative présidentielle, vient de rendre son verdict. Elle s’estime incompétente pour en connaître.<br /> <br /> Ainsi, en dehors de toute polémique politicienne, il y a un intérêt non pas de stigmatiser la prépondérance d’une haute juridiction nationale mais de donner plutôt un point de vue sur une décision à portée manifestement non cernées par la quintessence juridique requise et l’expression attendue de la sagesse.<br /> <br /> Rappelons que le cas d’espèce Comores n’a rien de commun avec d’autres conflits connus, nés de l’idée de séparatisme ou de sécessionnisme si ce n’est par seulement les mots.<br /> <br /> Au fond de la crise comoro-comorienne, la communauté internationale a noté depuis le 3 août 1997, date de l’irruption de l’idée de certains individus en mal de pouvoir et qui veulent toujours imposer la soustraction de l’île d’Anjouan de l’ensemble des Comores, que l’entreprise des ces malintentionnés n’exprime pas la volonté du grand nombre des comoriens.<br /> <br /> Au nom d’un peuple donc qui n’aspire qu’à vivre en paix et dans un cadre étatique juridiquement reconnu depuis le 12 novembre 1975, les organes compétents des instances internationales et les partenaires internationaux des Comores se sont saisis de la crise comorienne, sur le fondement même des textes internationaux.<br /> <br /> A ce stade, le conflit comoro-comorien « s’est extraterritorialisé » et les acteurs comoriens ont été dépossédés de leur faculté de rechercher seuls, la ou les solutions appropriées à leur cas d’espèce.<br /> <br /> La question Comores relève alors pour l’essentiel de certaines dispositions des textes internationaux et fondamentaux, des accords entre les parties comoriennes sous auspices des instances internationales et, admet donc des visas de renvois pour toute décision afférente, notamment :<br /> <br /> Vu la Charte des Nations Unies du 24 octobre 1945 ;<br /> <br /> Vu la charte de l’Union Africaine anciennement OUA ;<br /> <br /> Vu la résolution 1514 (XV) adoptée par l’assemblée générale des Nations Unies le 14 décembre 1960 sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et notamment son article 6 ainsi rédigé: « Toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l’unité nationale et l’intégrité territoriale d’un pays est incompatible avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies » ;<br /> <br /> Vu les accords signés le 15 juin 1973 entre la France, puissance tutrice et les Comores, relatifs à l’accession de l’archipel des Comores à l’indépendance ;<br /> <br /> Vu les résultats du referendum en faveur de l’indépendance des Comores du 22 décembre 1974 ;<br /> <br /> Vu la déclaration officielle de l’indépendance des Comores du 06 juillet 1975 ;<br /> <br /> Vu la résolution 3385 (xxx) de l’assemblée générale des Nations Unies du 12 Novembre 1975, relative à l’admission des Comores à l’organisation des Nations Unies ;<br /> <br /> Vu la proclamation de l’île d’Anjouan de sa sécession de la République des Comores du 3 août 1997 ;<br /> <br /> Vu l’accord d’addis-Abeba du 31 décembre 1997 entre les parties comoriennes au conflit ;<br /> <br /> Vu le Communiqué de Mohéli du 28 janvier 1998 ;<br /> <br /> Vu le texte de l’accord issu de la conférence inter îles d’Antanarivo (Madagascar) du 23 avril 1999 ;<br /> <br /> Vu l’accord cadre de réconciliation nationale, signé le 17 février 2001 à Mohéli (Ile des Comores) ;<br /> <br /> Vu la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, découlant de cet accord cadre signé à Mohéli et adoptée par les populations comoriennes des 3 îles (Grande Comore, Mohéli, Anjouan) par 76,99% de « oui » contre 23,01% de « non » et sur un taux de participation de 75,3% des électeurs comoriens ;<br /> <br /> Vu l’article 3 des statuts de l’association des cours constitutionnelles ayant pour partage le français comme langue d’usage ;<br /> <br /> Selon moi,<br /> <br /> Considérant, d’un point de vue politico juridique, qu’au regard des faits, du contexte et de ces divers textes de renvois, la Cour constitutionnelle avait d’éventails de réponses juridiques possibles à donner aux requérants ;<br /> <br /> Considérant qu’en écartant la dimension internationale du conflit comorien en particulier et en tranchant de la sorte, en dehors du processus de réconciliation déclenché par l’accord d’Addis Abeba du 31 décembre 1997, pour finir par l’accord cadre signé à Mohéli le 17 février 2001 en passant par le texte de la conférence inter îles d’Antanarivo, la Cour s’est mise elle-même en difficulté et de ce fait, a mis sa crédibilité comme sa pertinence en question ;<br /> <br /> Considérant que le rôle convenu internationalement en général d’une Cour constitutionnelle est triple : Elle veille au respect de la Constitution, au respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux ainsi qu'à la régularité des élections ; qu’aux principes démocratiques justement, fait corps le principe de la vie démocratique lui-même requérant la réunion d’un certain nombre de conditions, notamment la reconnaissance et la considération des acteurs nationaux de la vie politique ;<br /> <br /> Considérant qu’outre un engagement international de tant d’années pour décanter à la fois le cadre institutionnel comorien et le mode de gouvernance, à toutes fins utiles, la communauté internationale a cru rappeler tous les acteurs politiques comoriens à l’ordre en organisant le dialogue inter comoriens du 3 au 7 mars 2009 à Moroni, pour finir par constater elle-même que l’initiative présidentielle d’un référendum dans cette phase sensible de processus de réconciliation nationale, n’a pu avoir l’adhésion du grand nombre mais que malgré cela, le pouvoir, bien que déconseillé par des individuels et actifs dans la résolution de la crise comorienne, est demeuré inflexible ;<br /> <br /> Considérant, à titre subsidiaire, que la Cour, saisie pour dire le droit tout en consolidant l’acquis, avait la possibilité de surseoir à statuer et s’enquérir de la solution juridique appropriée auprès des membres de l’association des cours constitutionnelles ayant en partage l’usage du français dont elle est membre, sur le fondement de l’article 3 de ses statuts ;<br /> <br /> Considérant qu’au regard des textes en visas, de l’extraterritorialité de la crise comorienne, le Président de l’Union des Comores s’étant manifestement engagé à interrompre le processus de réconciliation des comoriens et en faits par le non renouvellement des mandats des assemblées, l’invitation unilatérale du corps électoral à une modification d’un certain nombre des disposition de la constitution lui donnant la possibilité de conduire sans partage les affaires comoriennes à sa guise, lui seul dans une telle situation, institution bénéficiant d’une légitimité électorale ; qu’en conséquence, la Cour, ayant statué comme elle vient de le faire, a anéanti les efforts déployés depuis des années par les acteurs impliqués dans la crise comorienne pour une solution d’apaisement et a donné aval au Président Ahmed Abdallah Sambi de, malicieusement, se débarrasser des institutions jusqu’à là mises en place, en application de l’accord cadre de réconciliation nationale du 17 février 2001 et de transformer en conséquence le régime démocratique préfiguré en une dictature monarchique ;<br /> <br /> Qu’en décidant de la sorte, sur saisines régulières, la Cour l’a fait notoirement en dehors du droit et de la réalité nationale comorienne ;<br /> <br /> Il est donc permis à des populations, des acteurs de la vie politique comorienne et à des pacificateurs internationaux, de sérieusement douter sur la sincérité d’une Cour dans son rôle naturel de juridiction suprême de l’équité et de la contribution à la réussite du processus de réconciliation des comoriens et de leurs institutions.<br /> <br /> Le 10 mai 2009<br /> <br /> Bébé
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A
<br /> ok!<br /> <br /> <br />