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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Référendum à haut risque

16 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

Référendum à haut risque

Les participants aux assises de Hamramba sur les réformes constitutionnelles


A la veille de la fermeture de la campagne référendaire,le pays vient de connaitre plusieurs évènements qui ont mis à nu le régime du président Sambi. D'abord',l'opposition a, elle, convié la presse aux Arcades pour dénoncer le projet de loi référendaire du gouvernement comorien et regretter les arrestations opérées ces derniers temps à l'encontre de certaines autorités proches de l'opposition.

Pour rappel,Des anciens ministres comme Abdou Soefou, Ali abdallah et Moustadrane et le secrétaire executif Mdjomba Moussa tous du parti CRC ont été convoqués à la gendarmerie pendant la période de la campagne.Intimidation, humiliation,......?Aujourd'hui, Me Larif du parti RIJA , poursuivi par les autorités du gouvernement central fait l'objt d'un mandat d'arrêt.Pourquoi?Pour ne pas pouvoir s'exprimer.Lae Président Abeid ,le minstre de la Santé de Ngazidja ,Housseine Boina Boina et le chef du protocole à la présidence de l'île n'ont pas échappé eux aussi à la règle.

M. Houmed Mdahoma Msaidié, patron du parti CRC (Convention pour le renouveau des Comores) assisté des grands figures de l'opposition, notamment le prince Said Ali Kemal a dit la messe dénonçant les magouilles qui entourent ce réferendum :« Le référendum n'a qu'un seul but : prolonger le mandat de Sambi. On veut tout simplement voler la tournante à l'île de Mohéli».

Selon lui, le projet de loi référendaire du gouvernement n'apporte rien de nouveau, pire il aggrave le conflit de compétences. « Il y a toujours quatre exécutifs, tous élus au suffrage universel direct, quatre gouvernements. Ce sont juste les dénominations qui ont changé » a-til dit. Et d'ajouter que « le même conflit de compétences reste toujours présent entre, cette fois, les gouverneurs et les vice-présidents. Pire on a augmenté les dépenses avec un troisième vice-président et 23 députés à Ngazidja contre 20 auparavant ».
Le scrutin se tient à un moment où les listes sont uniformisées, la Cour constitutionnelle se déclare incopétente en la matière et la communauté internationale boude d'envoyer des observateurs.

Msaidié a, en outre, fait savoir que le référendum constitutionnel du 17 mai n'a aucune valeur juridique parce qu'il a violé les procédures et les dispositions de la loi électorale en vigueur. « Au total, 16 articles de la loi électorale sont violés. Non seulement les listes électorales n'ont pas été revisées, maisn il n'y a pas eu, à ce jour, d'affichage de ces listes comme le veut la loi. Sans compter que la Commission électorale est encore incomplète et pas de commissions insulaires » a-t-il poursuivi.

C'est d'ailleurs dans cette perspective que M. Hassanaly a declaré être choqué par la lettre du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans laquelle il a été demandé à la cour constitutionnelle « de valider les listes électorales ». « Je suis d'autant plus choqué que, quelques jours plus tard, il n'a pas hésité à nous saisir pour solliciter le retrait du courrier » a-t-il ajouté.

Pour sa part le président du comité Maoré indique que le séparatisme anjouanais mena le pays au bord de l'abîme et que la Constitution de 2001 devait éviter l'éclatement du pays.La question institutionnelle principale,mais aussi politique et sociétale,réside donc dans le combat contre le séparatisme.Il faut le déraciner.Et malheureusement ,malgré ses proclamations mielleuses ,le president SAMBI n'en prend pas le chemin.Pire ,on doit constater que sa proposition de réforme est viciée.

Le point de départ de la réforme de SAMBI serait la victoire sur le séparatisme anjouanais.Or l'écrasement
du rebelle MOHAMED BACAR n'a pas conduit à l'écrasement du venin séparatisme dans le pays,et encore moins à ANJOUAN .Les principaux chefs séparatistes ont fuit et coulent des jours paisibles à l'étranger ,menaçant même de revenir en force.Les dirigeants politiques de premier plan qui avaient rallié par cupidité le pouvoir séparatiste ont simplement passé quelques jours en prison .Il n'y a eu aucun procès
retentissant,personne n'a eu à répondre de ses actes inti nationaux .On voit les premiers "presidents de l'ETAT anjouanais , se glorifier de leur passé sans être nullement inquétés.De quelques victoires s'agit-il donc?

2.Les modifications proposées ressemblent à du rafistolage .Suffit-il d'échanger des désignations pour modifier le fonctionnement des institutions?Peut on considerer la constitution actuelle comme un cadre à ameliorer ou faut il en faire table rase pour élaborer une nouvelle?

3.La modification de la durée du mandat presidentiel,avec l'éventualité de prolonger le mandat de SAMBI ,est vecu par les moheliens comme une sorte de provocation qui risque de prolonger cette ile dans une nouvelle forme de séparatisme.

4.L'absence de respect des principes républicains soulèvent les pires inquiétudes .Que sont ses éléctions sur des listes datant plus de de 2 ans ,listes toujours non affichées?A
analyser la campagne des partisants de SAMBI ,l'enjeu n'est pas précisé ,on se contente de lapalissades du genre un micro pays de 4 presidents,ets.

Au total,loin de contribuer à l'apisement et à la stabilité ,ce quil faut bien appeller ,la mascarade référendaire de SAMBI ,fait peser sur le pays des gros risques.Déjà,l'esprit partisan a pris le pas sur la raison, on assiste même à des affrontements violents avec des blessés graves.La victoire annoncée du OUI dans un contexte de vide institutionnel (fin de mandat des assemblées ,inioncomme iles)fait craindre le pire et en face aucune perspective ,mettant en avant les interêts du pays,ne prend forme.Les circontances imposent de lever la voix du pays.Et M. Idrisse de continuer qu'en l'état actuel de la situation , il met en garde le president SAMBI contre la tentation de s'éterniser au pouvoir rt l'invitons à respecter l'échéance de 2010. Il lance un appel pressant au peuple à ne pas se rendre aux urnes.Le dimanche 17 mai doit devenir une journée ville morte dans tout le pays.Bonjour à la démocratie à l'iranienne!
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