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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Référendum polémique aux Comores sur la réforme des institutions

17 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

Référendum polémique aux Comores sur la réforme des institutions
REUTERS | 17.05.2009 | 11:57 Par Ahmed Ali Amir
MORONI (Reuters)
- Un référendum controversé est organisé ce dimanche aux Comores en vue de réformer le système politique à l'initiative du président fédéral Ahmed Abdallah Sambi (photo), qui juge la structure actuelle trop lourde pour les finances de l'archipel de l'océan Indien.
L'opposition, qui a appelé à boycotter le scrutin et dénonce des listes électorales incomplètes, accuse le président Sambi de chercher à rester encore deux ans au pouvoir en affaiblissant les dirigeants de chacune des trois îles de l'Union des Comores - la Grande Comore, Mohéli et Anjouan.
Selon le système actuel issu de la constitution de 2001, chacune des trois îles a son propre président, sa propre assemblée et jouit d'une large autonomie.
La présidence de l'Union des Comores, tournante, revient à tour de rôle à un représentant d'une des îles.
"Cela coûte vraiment trop cher, pour un pays de 800.000 habitants, d'avoir quatre présidents et quatre administrations", a déclaré le porte-parole de Sambi, Abdourahim Saïd Bacar.
"Nous proposons une seule présidence (tournante pour l'Union) et l'élection d'un gouverneur dans chacune des îles, une seule assemblée nationale et des conseillers pour chaque île", a-t-il expliqué.
Pour l'opposition, ce référendum ne vise qu'à prolonger le mandat de Sambi.
L'AUTONOMIE DES ÎLES
Si le "oui" l'emporte, Sambi, qui devrait normalement abandonner la présidence de l'Union en mai 2010, pourra rester en poste jusqu'à 2011, avant de céder sa place à un président originaire de Mohéli.
"Il veut être le 'superman' de l'archipel. Il cherche à devenir un dictateur", a affirmé Ahamada Madi Mari, conseiller spécial du président de Mohéli, soulignant que l'autonomie de chaque île était une chose sacrée garantie par la constitution.
"Si le 'oui' passe, il y aura une sorte de guerre civile. Ici, à Mohéli, nous ne reconnaîtrons jamais ce référendum", a-t-il ajouté.
Joint au téléphone par Reuters, Kassim Zahahe, secrétaire général de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a déclaré que les opérations de vote se déroulaient normalement. "Il n'y aucun incident et les bureaux sont ouverts. J'ai des informations sur les deux îles d'Anjouan et de Mohéli, où tout se déroule à merveille", a-t-il dit.
A Mohéli, Mohamed Rizki, président de la fédération des droits de l'homme, a confirmé l'ouverture des bureaux. "Depuis ce matin les bureaux ouvrent au fur et à mesure. Les rues sont quadrillées par des militaires, visibles par petits groupes dans l'île."
Ancienne colonie française, l'archipel a connu une vingtaine de coups d'Etat ou de tentatives depuis l'indépendance en juillet 1975.
Avec Richard Lough, version française Guy Kerivel
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