Le Ministre de l'intérieur a téléphoné vers 18heures au commandant de la gendarmerie nationale actuellement superviseur des opérations électorales à Mwali Ali Djambaé pour lui dire que les Mohéliens vont fêter leur victoire le soir après qu'il aura donné les premières tendances à Radio Mwali ; aussitôt, en voiture vers Fomboni, il sera interpellé avec Abacar Hassane Ali, celui-ci fut même frappé par Abou commandant de l'escadron de gendarmerie de Mwali ; l'armée a investi la radio Mwali et interdit tout accès et toute lecture d'un papier qui parlerait des élections.
Pour le Secrétaire général de la présidence de l'île, Issouf Saïd Moissi, il fut interpellé à Boingoma son village à quelques 100 mètres du bureau de vote installé au port à la chambre de commerce ; Moissi aurait commis le « délit » de se pointer à 100 mètres du bureau muni d'un cahier et stylo pour « noter » les votants afin d'éviter toute fraude. La gendarmerie l'a interpellé et écroué.
Le Docteur Hassanaly Abdoulanziz aurait lui commis le « délit » de parler de victoire du boycott ; il sera interpellé et écroué. Actuellement et pour solidarité, les médecins et paramédicaux du HCR de Fomboni avaient décidé de manifester, la gendarmerie en armes, a encerclé l'hôpital de Fomboni et menace de tirer sur toute personne qui quitterait les locaux de l'hôpital. Pendant toute la nuit du dimanche, les bureaux de vote seront maintenus fermés jusqu'à tard la nuit pour « arranger » le vote des Mwaliens !
Mwali étant la plus petite île des Comores, tout le monde connaissant tout le monde, il a été très facile de compter le vote réel qui se situe à hauteur de 03,7% sur l'ensemble de l'île dont les inscrits sont 15000. Les fraudes sont énormes et frôlent le ridicule : un exemple de Wallah Miréréni, sur les 128 votants, seulement 26 ont voté mais les résultats officiels font état de 103 votants (C'est le Conseiller Mahamoud Manine qui faisait le comptage dehors en jouant au domino; il sera prié de quitter son village avant que le vol soit fait). A Mdjimbia seulement 20 ont voté dans les 2 bureaux où sont inscrits 1500 mais les résultats officiels sont de 400 qui aurait voté ; il en est ainsi partout à Mwali !
Aujourd'hui, les comoriens ont compris que leur pays est enfin entré dans une zone trouble de dictature politique soutenue par le général Salimou et son armée qui ne fait pas de cadeaux ! A Mwali certains présidents et secrétaires des bureaux commencent à parler ce matin ; parce que chaque politique essaie d'expliquer que sa région aurait bien voté que l'autre ; mais les présidents des bureaux menacent de publier les vrais résultats car consignes leur auraient été donnés de remplir les urnes.
A Djoiézi par exemple, Oukacha, Ikililou et Ba Soilihi ont même fraudé jusqu'à dépasser le nombre d'inscrits et ils ont été obligés de ne pas publier leurs résultats jusqu'à arranger les choses ! Un jeune Toihiri a voulu créer le scandale car son petit frère Chako, un Oukachiste, est venu l'avertir qu'il a voté pour lui alors que le grand frère était pour le boycott !
Très sincèrement, à Mwali il n'y a pas eu de scrutins ! Et non seulement que Sambi a volé à Mwali sa victoire mais en plus le commandant de la gendarmerie Abou Issa a osé frappé le docteur Ali HAssanaly Abdoulanziz et le professeur Abacar Hassanaly leur proférant des injures genre « On vous cherchait », « votre Mdjidjengo c'est fini », « Mwali n'aura pas la tournante, c'est fini »...
La Communauté internationale a même honte et on attend sa déclaration qui risque d'être laconique puisque l'Union Africaine doit regretter son soutien à Sambi pour faire partir Mohamed Bacar puisque cette fois-ci il faut reconnaître qu'il lui sera difficile de faire la même chose à Sambi !
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