Et si on confondait démocratie et tranquilité!
20 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores
51,76%. C’est le taux de participation au référendum de dimanche dernier, selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle. On continue à se demander comment ce taux, qui n’avait pas
franchi la barre des 20% à 16 heures, a-t-il subitement explosé. On ne le saura jamais. Sauf si, un de ces jours lointains, ceux qui mangent aujourd’hui dans la main de Sambi auront accepté de
parler. Un vieux proverbe comorien dit : « Mru kafu raha yé dja zamba ». Omar Tamou l’a appris à ses dépens. Au plus fort de la crise politique entre le parti Udzima et Djohar, l’ancien ministre de
l’Intérieur a reconnu avoir truqué les élections de 1990 au profit de Papa Djo.
Ce matin, un confrère m’a raconté l’histoire de ces deux assesseurs de Oishili qui se sont rendus au siège de son journal, munis d’une pile de documents, pour infirmer les résultats publiés officiellement sur les ondes. Pendant ce temps, sans prendre les précautions diplomatiques d’usage, l’ambassadeur Madeira a déclaré, le plus sérieusement du monde, que les Comores, à travers le référendum du 17 mai, ont administré la preuve qu’elles sont « mûres ». Je commence à accréditer cette thèse largement répandue aux Comores selon laquelle les communiqués de presse des observateurs sont, en pareille circonstance, rédigés à l’avance, bien avant la tenue du scrutin. Cela ne vaut pas seulement pour le référendum de dimanche, mais pour les précédents aussi.
Mais, le communiqué qui a surpris plus d’un parmi les journalistes qui ont suivi de près les opérations électorales, c’est celui de l’Observatoire des élections qui a nous avait habitués à des écrits plus neutres. Quand l’Observatoire n’observe pas….mais regarde!
Mais, Sambi pourra toujours se dire qu’il n’est pas le seul à avoir livré un combat….sans combattants. Sous son temps, Azali l’a fait et personne n’a trouvé à redire ; la communauté internationale avait applaudi de ses deux mains. Aujourd’hui encore, cette même communauté internationale salue « un scrutin qui s’est déroulé dans des conditions démocratiques ». On ne confondra jamais assez démocratie et tranquilité.
Ce matin, un confrère m’a raconté l’histoire de ces deux assesseurs de Oishili qui se sont rendus au siège de son journal, munis d’une pile de documents, pour infirmer les résultats publiés officiellement sur les ondes. Pendant ce temps, sans prendre les précautions diplomatiques d’usage, l’ambassadeur Madeira a déclaré, le plus sérieusement du monde, que les Comores, à travers le référendum du 17 mai, ont administré la preuve qu’elles sont « mûres ». Je commence à accréditer cette thèse largement répandue aux Comores selon laquelle les communiqués de presse des observateurs sont, en pareille circonstance, rédigés à l’avance, bien avant la tenue du scrutin. Cela ne vaut pas seulement pour le référendum de dimanche, mais pour les précédents aussi.
Mais, le communiqué qui a surpris plus d’un parmi les journalistes qui ont suivi de près les opérations électorales, c’est celui de l’Observatoire des élections qui a nous avait habitués à des écrits plus neutres. Quand l’Observatoire n’observe pas….mais regarde!
Mais, Sambi pourra toujours se dire qu’il n’est pas le seul à avoir livré un combat….sans combattants. Sous son temps, Azali l’a fait et personne n’a trouvé à redire ; la communauté internationale avait applaudi de ses deux mains. Aujourd’hui encore, cette même communauté internationale salue « un scrutin qui s’est déroulé dans des conditions démocratiques ». On ne confondra jamais assez démocratie et tranquilité.
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La Cour constitutionnelle a validé les résultats du référendum constitutionnel
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