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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Adieu Messieurs les Présidents!Bonjour Messieurs les Gouverneurs !

24 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

Adieu Messieurs les Présidents!Bonjour Messieurs les Gouverneurs !
Les deux présidents des îles autonomes... ont rencontré le président de l'Union, hier soir à Beit-Salam.Je sais. Mais je ne suis pas si reître, j'attends patiemment la promulgation de la loi pour les appeler ''Gouverneurs''.

Il ne fallait surtout pas rater ça. Les pauvres ! Les dos courbés, les jambes qui fléchissaient, ils se cachaient presque les visages. Celui de Ngazidja murmurait aux journalistes avec son fameux sourire métallique, presque inexpressif : ''Appelez-moi Gouverneur'' !

Il y a seulement vingt quatre heures, Mohamed Ali Said de Mohéli et Mohamed Aboulwoihab de Ngazidja qualifiaient le référendum de ''coup d'Etat'' et le président Sambi de ''dictateur''.Vingt quatre heures à peine ! Ils s'y glissent comme des ombres à Beit-Salam.

Le Président de la République assis sur son trône, installé par le Cour constitutionnelle et la communauté internationale, informe les présidents des îles (futurs gouverneurs) que leurs mandats respectifs prendront fin à la même date que son propre mandat. A la sortie, pas un mot de nos deux téméraires sur ce sujet qui est pourtant à l'origine du bras de fer.

A défaut d'être président, mieux vaut rester gouverneurs, en gagnant 1 an de plus, jusqu'à la fin du mandat de Moussa Toybou en 2013.Cette disposition de prolongation ne figure nulle part dans la réforme constitutionnelle, mais Sambi considère à juste titre que la bataille du prolongement de son mandat est gagnée d'avance. Il spécule. Il jubile.


Normal ! Quand on a en face de lui, l'opposition la plus stupide, et derrière, la majorité la plus extravagante, on se permet toutes les folies. C'est la règle.

J'ai maintenant l'intime conviction que le président Sambi regrette déjà d'avoir enlevé dans son projet de réforme, la question du prolongement du mandat.J'ai peur par contre, qu'il ne commette l'imprudence, avant de la promulguer, d'y glisser la fameuse phrase, la toute petite phrase, ''la Constitution s'applique au président en exercice'', puisque la Cour constitutionnelle ne rouvrira pas les yeux de sitôt ou se déclarera ''Incompétente'' !

Le calendrier électoral, et par ricochet, la prolongation du ou des mandats, n'attendait pourtant que le congrès - Assemblée de l'Union et Conseil des îles réunis- pour en fixer les échéances. Mais il s'en fout le président, puisque l'opposition boycottera encore une fois les élections législatives dans leurs salons cossus.

A sortie de la rencontre, Mohamed Abdouloihab prévoit déjà la prochaine bagarre et avertit qu'il ne se laissera pas faire à propos de l'élaboration et l'adoption des lois statutaires des îles. Nous on connaît la suite....
Son homologue Mohamed Ali Saïd poursuit toujours ses rêves de grandeur, en déclarant qu' ''en attendant la publication du décret de mise en application de la Constitution révisée, il reste Président de Mohéli avec des pouvoirs élargis''. Circulez !

Comment voulez-vous qu'avec des chefs de file des îles de cet acabit, la réforme constitutionnelle tant décriée ne passe pas comme une lettre à la poste ?Le vice-président Idi Nadhoim, comme à son habitude, déclare que le président Sambi prévoit l'extension de l'hôpital El-Marouf à hauteur de 1 Milliards, la réfection à Anjouan de la route Ouani à Mutsamudu et à Mohéli, promesse est faite de l'électrification de toute l'île.

Traduction : Pourquoi maintenir les Gouverneurs dans la nouvelle architecture, puisque Sambi peut tout promettre ?Le président Moussa Toybou d'Anjouan, était là mes chers amis, comme un tableau accroché au mur. Lui, a choisi son camp, suivre au pas CADENCĒ le président Sambi, ses deux homologues au pas SACCADĒ....

Il a aussi suivi le président faire la prière du vendredi à Ntsoudjini. A sa sortie, un militaire s'est permis d'enlever le drapeau de Mawana d'Anjouan sur sa voiture. Le pauvre a piqué une de ses colères et a exigé sa restitution avant de remonter dans sa voiture.

Il s'attendait à quoi au juste Moussa Toybou !Adieu Messieurs les Présidents ! Bonjour Messieurs les Gouverneurs !

Fensso
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