A Moroni, c'est la consternation totale. Les enfants les mieux lotis dans l'administration sambiste sont sur le collimateur du chef. Ils sont sous la sellette. Motif, dans les deux bureaux de vote de Badjanani et Mtsangani, les résultats sont catastrophiques. Le '' Oui'' l'a emporté de 260 voix. Oui, c'est le vrai résultat. Un résultat au dessous des attentes du monarque, et a décidé de se débarrasser de ses amis d'hier et surtout lorsqu'on sait que plus de 80 millions de francs ont été utilisé dans la capitale pour la campagne du référendum, sous l'œil attentif de deux hommes d'affaires à la recherche d'un nouveau souffle, notamment Barwane et Salmamoud. Pire encore, me confie ce notable qui m'avait envoyé un jour perturber un meeting de l'ancien premier président du conseil de gouvernement, Said Mohamed Cheikh, '' sambi exige la restitution de la somme de 80 millions et nos amis risquent gros''.
Razida comme son ami Kiki de la République, avec Tata Ahmed, directeur des hydrocarbures, suivis de leur compagnon de guerre, Soilih Mohamed Soilih, Le Bossé, directeur de cabinet de Mamadou, sans oublier Hadji Madi Ali, directeur de l'AMPSI, sont tous en voie d'être renvoyés. Le seul à espérer peut être la clémence du chef est mon ami Jeannot, TPG, vu l'engagement ferme de son beau frère Mahmoud Soidik aux côtés du Mollah. '' Rabouna Stour'' comme disent nos amis marocains. Oui, Jannot est mon ami car il ne m'a jamais fermé sa porte et sa générosité me sourit toujours.
Sur la table du Rais, se trouve déjà un décret qui nomme le député Sidi, directeur général des hydrocarbures en remplacement de Tata Ahmed, qui pourra joindre son amie Djaffar Top Modèle à la TNC pour organiser leurs défilés de mode. Une récompense pour service rendu. Une bouffée d'oxygène pour l'ami du député Sidi, Mohamed Toihir, ambassadeur des Comores aux Etats-Unis, qui s'en veut toujours d'avoir tiré de bas un élu de la République. On peut se permettre de dire que Sidi est l'heureux gagnant car avec tout ce qu'il a empoché auprès de Bachar Kiwan et ce qu'il va gagner aux hydrocarbures, alors là, son grand mariage aura de l'impact. N'est ce pas ?
Pourtant la liste des malheureux ne cesse de s'allonger. De Fahami, en passant par le député Mondoha, alias Ndjizi, jusqu'à Djaé Ahamada, les choses se compliquent dans les rangs du monarque. Celui-ci qui veut vaille que vaille gagner les législatives ne fera cadeau à personne sauf ceux qui sont capables d'être élus. Pourtant ses chances sont réduites.
Des rumeurs circulent déjà que le président qui entend quitter les Comores mercredi, projette un remaniement, ce qui soulage le président du Pec, Fahami, qui ne se désarme pas pour le poste de ministre des affaires étrangères. Or, pour la première fois Sambi a dit la vérité. Devant un Mouhtar Ahmed Charif, porte parole de la présidence de l'Union et un Ahamada Mbaé, conseiller chargé des éloges du ptrésident, Sambi leur a dit ouvertement que le poste des affaires étrangères revient à la ville de Mutsamudu et l'avocat peut continuer à rêver et surtout qu'il n'est pas interdit de rêver. D'ailleurs, l'espoir fait vivre des imbéciles comme moi et les autres en course.
La semaine qui vient de commencer sera riche en événements et je continue à me promener dans les cimetières de la ville pour vous faire vivre l'ambiance.
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