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g]Qu'elles doivent se tenir avant ou après les mois de Ramadan, une chose semble acquise : les élections législatives – qui nécessitent, comme à l'accoutumée d'un financement de près de 600
millions de francs – ne peuvent se tenir sans une révision complète des listes électorales. La commission électorale en retraite à Anjouan “pour une évaluation” compte sur la mobilisation des
fonds par le gouvernement, pour démarrer la révision des listes. Au-delà de la bataille légitime et traditionnelle des partis politiques pour se positionner pour la prochaine alternance au
plus haut sommet de l'Etat, la future législature, aura cette lourde responsabilité d'adopter le calendrier d'harmonisation des élections nationales et régionales. Pour certains, en effet,
l'un des principaux enjeux de ce calendrier sera de trancher sur la prolongation ou le maintien du mandat du président en exercice.
Les états major politiques se préparent à affronter les élections législatives de l'Union et des conseils des îles, avec le maximum de chances de les gagner. Au-delà de la bataille
légitime et traditionnelle des partis politiques pour se positionner pour la prochaine alternance au plus haut sommet de l'Etat, la future législature, a encore cette lourde responsabilité
d'adopter le calendrier électoral, pour harmoniser les élections nationales et régionales. En effet, l'enjeu de ce calendrier sera de trancher sur la prolongation ou le maintien du mandat du
président en exercice au moment la révision constitutionnelle, une proposition qui avait soulevé une vive polémique, et qui a été retiré du projet de réforme pour laisser à l'assemblée le soin
de légiférer. Au sein de la mouvance du président de la République, les partis qui ont on mené campagne autour du Oui au projet de la révision de la constitution, s'emploie à dégager des
candidatures communes dès le premier tour, pour barrer la route à une opposition qui, pour sa part, ne ménage pas ses efforts pour “partir en bloc” dans la bataille électorale.
Tirer les leçons d'une stratégie désastreuse
La stratégie du boycott s'étant révélée non payante lors du référendum, l'opposition n'envisage pas cette fois-ci, de tourner le dos aux élections, risquant de voir encore une fois leurs
électeurs se détourner d'elle. Un de ses tous premiers responsables croient dur comme fer, que “l'opposition ira à la bataille en rangs serrés”.
La commission nationale électorale indépendante en retraite à Ajouan dresse une première évaluation du référendum. Selon le secrétaire général de la commission électorale, Kassim Zahahe, un
chronogramme des activités de la Commission “avec deux échéances, avant le mois de ramadan ou juste après” a été remis au gouvernement.
La révision des listes électorales est la première préoccupation de la commission qui estime que le recensement doit commencer le plus tôt possible, “pour avoir le maximum de chances de
recenser les nouveaux lecteurs et délivrer les nouvelles cartes aux demandeurs”.
Comme pour les élections passées, le budget prévisionnel se situe aux environs de 600 millions de francs. Un budget que le gouvernement doit mobiliser rapidement en faisant appel, dans les
délais requis, à ses principaux bailleurs.
Idriss Mohamed candidat aux dernières présidentielles de Ngazidja, pense que “les élections législatives, députés et conseillers des îles, ne peuvent pas avoir lieu avant l'adoption des lois
statutaires”. Il estime que l'Etat est contraint de “clarifier le calendrier électoral dans l'ordre qu'impose la Constitution du 17 mai, référendum dans chaque île pour adopter les lois
statutaires puis les législatives, tout cela avant la fin du premier trimestre 2010”.
Candidats indépendants?
Une proposition qui ne semble pas faire recette, puisque de nombreux partis lancent comme des tests à l'opinion les noms de leurs candidats aux élections et se disent prêts à sa lancer dans
la bataille “dans l'ordre pressenti par le gouvernement”.
La particularité de ces législatives est, comme beaucoup d'observateurs semblent convaincus, de voir surgir des candidats indépendants sans affinité politique particulière.
La future assemblée a besoin d'une clarification des forces politiques en présence sur l'échiquier politique, mais elle a aussi grandement besoin de la représentation des associations
citoyennes qui militent, par exemple, pour la protection de l'environnement ou les bonnes pratiques de gestion politique.
Ahmed Ali Amir
Al-watwan N° 1331 du 2 juin 2009