Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Trop tard monsieur de La Fontaine ! Le président parle ce soir...

8 Juin 2009 , Rédigé par aimons les comores

Docteur Mouhtar Ahmed Charif : PRESENT !

Said Hassane Said Hachim ancien Governor : PRESENT !

Ali Mlahaili, ancien ambassadeur : PRESENT !

Abdallah Halifa, ancien Président de l’Assemblée Fédérale : PRESENT !

Fahmi Said Ibrahim, Avocat à la cour : PRESENT !

Ils étaient tous là, ce matin, dans le petit salon de Beit-Salam attendant sagement le président Sambi les recevoir. Des entretiens qui ont duré 45 minutes, pour juste dire au locataire du palais présidentiel, que leur amour durera l’éternité, l’encourageant encore et encore à POURSUIVRE LA REFORME DES INSTITUTIONS.

Une heure plus tard, un message tombe sur le site de Beit-Salam, la même missive tournant en boucle sur Radio Comores.

Le président Sambi va s’adresser à la nation ce soir à 21 heures !

Bandakome Livousilwa !

Washarbo Wahidakoum !

Mais pour dire quoi encore !

Non seulement à il a eu le courage grossier de régler un mois de salaire sur les 8 arriérés, mais il n’a non pas plus hésité à les retirer sur les comptes bancaires de la Poste parce que l’argent était insuffisant pour payer la totalité des fonctionnaires.

Devant les guichets de la poste, des simples agents de l’Etat pleuraient à chaudes larmes !

D’où, ma légitime question !

Qu’est ce que cette brochette de dignitaires est allée raconter à notre président pour qu’il décide encore à s’adresser à la nation ! A une semaine d’intervalles !

Permettez moi de leur apprendre les bonnes manières à ces courtisans de Beit-salam.

Chez nous à Versailles, (n’est ce pas messieurs de l’alliance française), les gens ne s'y pressent que les jours de fête. Pas tous les jours.

La caste des courtisans formait une société très hétéroclite, mais très hiérarchisée. On y trouvait comme chez Sambi, des avocats, des ambassadeurs, des fils ou arrières petits fils des rois, des nobles de sang, des descendants des hommes célèbres de l’église etc….

Exactement comme les courtisans de Beit-Salam. La différence notable, la descendance chez ces gens là, est du prophète Mohamed. Pas du Saint-Pierre, chef de l'Église fondée par Jésus de Nazareth. Non, non, non ! Du prophète Muhammad, s’il vous plait !

Mais savez-vous qu’à Versailles, la haute noblesse briguait les faveurs du roi mais bien des seigneurs de province s'abstenaient d'y aller à Paris, détestant les courtisans, et refusant de se mêler aux gens qui n’ont pour mérite que la couardise, car suppléant souvent à une médiocre naissance ? Le saviez vous ?

Et bien maintenant vous le savez ! Ils sont cinq hommes politiques triés sur les sept Ngazidja. Le sixième est à la Cour constitutionnelle, le septième recherché désespérément.

Parce que l'art de paraître à la Cour n’est pas donné à tout le monde. Il tient à des dons personnels, une jolie barbe, de l'esprit et une échine qui se plie...

La Fontaine, disait ‘'Fables, VIII, 3 ‘‘Messieurs les courtisans, cessez de vous détruire : Faites, si vous pouvez, votre cour sans vous nuire.''

Trop tard monsieur de La Fontaine !

Le président parle ce soir.

Fensso

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article