L'ordonnance N° 09- 003 du président de la République, qui fait désormais office de loi statutaire temporaire pour l'ensemble des entités insulaires comoriennes, rompt à certains égards avec les anciennes lois fondamentales de celles-ci, appliquées jusqu'ici.
Ainsi, l'âge est réduit pour le futur prétendant au gouvernorat : 30 ans, c'est l'âge minimum requis, contre les 35 et 38 ans demandés jusqu'ici suivant l'île. Celui-ci doit être issu d'une élection pas comme les autres, où, en cas d'égalité des voix entre concurrents, c'est le plus âgé (le plus sage?) qui l'emporte. Et ce gouverneur, contrairement à ce qui se passait, ne décide pas lui-même de ses "honoraires" : c'est "un décret pris en conseil des ministres" qui " fixe les indemnités du gouverneur et des commissaires".
Sous l'autorité directe du gouverneur, un groupe de commissaires qui n'a pas encore de d'appellation précise dans le texte, mais certainement pas "gouvernement". En effet, désormais, il n'y a qu'un gouvernement dans l'Union, dûment mentionné. Cette équipe ainsi que son chef, le gouverneur, peuvent être "poursuivis et jugés (...) pour toute infraction commise dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions".
L'on peut dire alors, que par rapport au gouverneur élu par toute l'île, le conseiller de l'île, désigné par une poignée de gens, jouit quand même d'une faveur dans ce cadre, car pour son cas, il "ne peut être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu'avec l'autorisation du conseil, sauf le cas de flagrant délit", quoique cette protection n'est valable que "pendant la durée des sessions" seulement.
Par ailleurs, postuler à la fonction de conseiller de l'île ne requiert plus, comme avant, 25 ans, ou même 30 ans pour le cas de Ndzuani : 23 ans suffisent présentement.....
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