Heiri Inshallah ! Comme disait Said Ali le roi.
16 Juin 2009 , Rédigé par aimons les comores
Enfin, ils bougent !
Les employés de l’administration de l’île de Ngazidja, enseignants, infirmiers, médecins cadis, chauffeurs ont répondu à la marche pacifique, partie du ministère des finances de Ngazidja à Hamramba jusqu’à la place de l’indépendance.
Une foule nombreuse, silencieuse mais déterminée à sauver leur tête de la potence.
Ils étaient tellement en colère qu’ils ont lu en chœur le sourate ‘‘Yasine’’ du saint coran.
Sambi n’a qu’à bien se tenir.
Le slogan ? ‘‘Une manifestation pour préserver l’emploi’’.
Tous les manifestants de la marche pacifique de l’administration de l’île de Ngazidja, ont compris trop tard peut-être, que le référendum a remis effectivement à plat toutes les institutions.
Sambi a clarifié dans sa réforme tous les domaines de compétences, en s’accordant le pouvoir de faire table rase aux départements superflus.
L’ensemble des commissaires de l’exécutif de l’île de Ngazidja a répondu présents. De ministres pleins, ils parachutent en commissaires vides, mais tous craignent surtout pour leur voiture tout terrain que Sambi menace très sérieusement et très cyniquement de vouloir les retirer.
Chacun y va de son infortune.
Seul ombre au tableau de la manifestation. Madame Radhiya Abdouloihab qui ne s’embarrasse pas outre mesure des implications sociales de toute cette agitation.
Elle se pavane à Moroni à bord d’une voiture neuve, de marque américaine, d’un luxe à couper le souffle.
N’est ce pas elle, qui s’est servie dans les caisses du Trésor public, pour acheter du matériel de télévision pour une station de Ngazidja, et qu’elle a par la suite remis aux autorités de l’île, la main sur le cœur, au nom de sa fondation FRAD, la fondation Radhiya Abdou Dafiné ?
Sur les banderoles que portaient les manifestants on pouvait lire ‘‘autonomie effective oui, autonomie fictive non’’, ‘‘NgazidjaTtsi fidiya ya Sambi’’ ou encore ‘‘Touche pas à mon emploi’’.
Des mots d’ordres qui sonnent justes et qui se traduisent comme une récusation, un déni tardif aux résultats du référendum.
La seule déclaration sage et profonde est de Sitti Saïd Islam, qui dit : ‘‘cette marche pacifique est le début d’une série de manifestations qui vont reprendre les jours qui viennent’’.
Heiri Inshallah ! Comme disait Said Ali le roi.
Fensso
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