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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Législatives : on cherche ses marques!

18 Juin 2009 , Rédigé par aimons les comores

Législatives : on cherche ses marques!
La bataille des législatives promet d'être serrée. Pouvoir et opposition sont en train de fourbir les armes. En attendant que le calendrier électoral soit rendu public, les états-majors des partis politiques ne chôment pas. Le temps est au choix des candidats. Qui y va ? Qui n'y va pas ? Et quelles sont les chances des uns et des autres ? Les paris sont ouverts.
Les partis politiques multiplient les réunions restreintes et autres rencontres de réflexion dans la perspective des prochaines législatives. L'heure est au choix des candidats. L'opposition et le pouvoir semblent avoir les mêmes difficultés à désigner leurs têtes de liste. Chaque camp fourbit ses armes et peaufine sa stratégie. Alors que les uns comptent jouer collectif en présentant des candidatures uniques dès le premier tour, les autres misent d'abord sur l'individualité de chacune des formations de la mouvance présidentielle. Dieu seul sait laquelle de ces deux stratégies va se révéler payante.
Dans cette grande bataille des législatives dont l'un des enjeux semble résider dans la prolongation ou non du mandat du président en exercice, les regards sont davantage braqués sur la capitale. Déjà, la qualité des candidats pressentis donne un avant goût de ce que sera le niveau de la compétition.
Chaud à la capitale
On parle, en effet, de Soilih Mohamed Soilih, actuel directeur de cabinet du ministre des Finances, de l'écrivain Said Ahmed Sast, Hadji M'madi Ali etc. Dans le camp d'en face, les candidats se bousculent au portillon : Mhoussine Barwane, professeur d'histoire à l'Université des Comores, l'ancien président de Ngazidja Mzé Soulé El-Bak, Oukacha Mohamed Jaffar du comité Maore, etc. Si ces candidatures venaient à se confirmer, on pourrait assister, à l'issue de ces législatives, à un renouvellement du personnel politique de notre pays.
Dans la plupart des régions, l'on en est au stade des “primaires”. Les partis de la coalition de l'opposition sont appelés à présenter leurs candidats à un comité ad hoc qui, à son tour, “analysera les chances de victoire de chacun avant de se prononcer”.
Dans le Hambu, ce comité doit trancher entre Tadjiri du Chuma, Dr Ibrahim Soeuf de la Crc et Ali Mohamed de Kasiya. “Les partis se sont engagés à soutenir celui qui sera choisi entre nous”, a affirmé Tadjiri. Pour lui, l'un des critères de sélection d'un candidat doit être “la résistance aux tentatives de corruption”.
Du côté du pouvoir, Ousseine Djoubéire, qui s'est imposé comme l'un des tenors du pouvoir dans le Hambu, s'apprête à se jeter dans la mêlée au nom du rassemblement, le parti qui, a soutenu l'ex-président Mohamed Taki Abdoulkarim. De même que le Pec (Parti pour l'entente comorienne) de Me Fahmi Said Ibrahim, aujourd'hui à la recherche de “l'oiseau rare”.
Dans le Hamahamet, le seul candidat aujourd'hui déclaré est l'ancien ambassadeur des Comores en Arabie Saoudite, Hamidou Karihila. L'ancien directeur de cabinet d'Azali, Chatur Mohamed Badaoui, un temps pressenti pour porter les couleurs de la Crc, aurait décliné l'offre.
Combats homériques
Dans le Badjini-Ouest, aussi improbable que cela puisse paraitre, on n'exclut pas un ticket Me Mzimba-Soefo. Certes, les deux hommes ont eu, par le passé, à se vouer une aversion réciproque (ils ont croisé le fer lors des précédentes législatives), mais depuis 2002, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. De même, dans le Mbude, Houmed Msaidié et Youssouf Said pourraient, pour la première fois dans l'histoire politique de cette région, être amenés à soutenir le même candidat.
Dans le Washili-Dimani, on parle de Achirafi Said Hachim, l'un des vieux barons de la région.
A Mohéli, la même asmosphère de précampagne domine le climat politique. A cette différence près que l'opposition y va en rangs dispersés, l'ancien président Fazul réfusant de “s'enfermer dans un jeu dangereux d'alliance” qui pourrait, selon ses proches, lui coûter quelques députés.
Quant à Mohamed Ali Said, il semble avoir versé un peu d'eau dans son vin par rapport à ses déclarations enflammées contre l'Union. Le lundi, contre toute attente, il a fait le déplacement de l'aéroport de Bandarsalama pour accueillir, avec les honneurs, le chef de l'Etat. La paix des braves? Nul ne sait.
A Anjouan, c'est la même union sacrée de l'opposition qu'à Ngazidja. Mais, le pouvoir n'entend pas jouer non plus les figurants. Il faut dire que sur l'île natale du président Sambi, l'opposition se fait peu d'illusions même si le bouillant Mohamed Djaffar reste déterminé à jouer le trouble-fête, d'une manière ou d'une autre.
M. Inoussa
Al-watwan N° 1343 du 18 juin 2009
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