Dans la missive qu'il a adressée au président Ahmed Abdallah Sambi le 4 juin, dont La Lettre de l'Océan Indien a pu prendre connaissance, Nicolas Sarkozy commence par lui "adresser ses sincères félicitations ainsi que ses vœux de bonheur et de prospérité (...) à l'occasion de son cinquante et unième anniversaire". Il lui passe ensuite un nouveau coup de pommade en lui rappelant "qu'il y a un an, il s'était réjoui de l'heureuse issue de la crise anjouanaise et du déroulement dans cette île d'élection présidentielle dans des conditions satisfaisantes et saluées comme telles par la communauté internationale".
Mais dans le reste de sa lettre, Sarkozy n'en dit pas autant sur le référendum constitutionnel très contesté, remporté le 17 mai dans des conditions douteuses par le président Sambi. Mieux, s'invitant au débat soulevé aux Comores par cette révision constitutionnelle imposée aux forceps, le président français met en garde, à mots couverts, son homologue comorien. Sarkozy lui écrit ainsi "qu'il demeure aujourd'hui convaincu que seul un large consensus politique et populaire, établi sur la base d'un dialogue inter-Comorien approfondi, permettra aux Comores de trouver une stabilité institutionnelle durable, dans le respect des fragiles équilibres internes". Et il le prévient "qu'il ne ménagera aucun effort afin que la communauté internationale soutienne cette démarche". Maintenant Sambi sait à quoi s'en tenir !
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