On ne prend pas les mêmes, mais on recommence
Le nouveau gouvernement que vient de mettre en place le chef de l’Etat a ceci de particulier qu’il échappe à toute logique du genre. Alors que l’on s’achemine vers des législatives, certains
s’attendaient, à raison, à un cabinet à fort dosage géopolitique ou plutôt à une équipe de combat, prête à aller au charbon. Rien de tel. Des régions telles que Mitsamiouli et Hamahamet, où le
pouvoir est en réelle difficulté, ne sont pas représentées dans ce nouveau gouvernement. Ce qui fait dire à certains esprits de mauvais augure que le scrutin législatif n’est pas pour demain.
La grande surprise, si l’on peut parler ainsi, est le départ de Mmadi Ali et de Abdourahim Said Bacar, considérés jusqu’ici comme inamovibles et intouchables tant ils entretenaient une certaine complicité avec le président Sambi. Mais, le référendum constitutionnel est passé par là. Il a, en effet, servi de pouls, sinon de baromètre pour mesurer le degré de popularité des deux ministres. Dans son petit village de Bangoi-Nefsan, Mmadi Ali n’a recueilli que des miettes le 17 mai dernier. C’est un autre membre du FNJ qui le remplace au pied levé, en l’occurrence Mistoihi Ali Bamba, son ex-secrétaire général. Simple jeu de chaises musicales ?
Autre surprise : le retour de Ahmed Abdou. On se demande comment ce gentil garçon qu’on disait en disgrâce a pu se refaire une nouvelle virginité auprès de Beit-salam. Il faut dire que ce retour du patron du MCJP, le parti présidentiel, a fait de nombreux malheureux dans son propre camp, notamment l’actuel directeur général d’Al-watwan, Djaé Ahamada, qui figurait, jusqu’à la dernière minute, sur les starting-blocks. Autre retour, celui de Fouad Mohadji, qui s’est révélé comme le soutien le plus combatif du président Sambi sur l’île de Mohéli.
Mais ce gouvernement ou plutôt certains intitulés de départements ministériels prêtent parfois à confusion. C’est ainsi que, par exemple, on ne connaît pas le vrai patron des médias. Entre le ministre de l’Intérieur et de l’Information (Bourhane Hamidou) et son homologue des Télécommunications et de la Communication (Ahmed Abdou), on se perd en conjectures.
Puisqu’on y est, le chef de l’Etat n’a pas oublié son entourage, avec cette promotion de l’ancien député de Hambou, son porte-flingue et « ami de trente ans ». Il hérite d’un département aussi compliqué que celui de l’Intérieur, donc de l’organisation des élections. Homme de l’ombre, Bourhane s’expose ainsi aux critiques de l’opposition et doit, à cet effet, avoir les nerfs assez solides pour le job. La confiance du chef de l’Etat reste, pour lui, un précieux atout.
Mais, celui qui nourrit tant la polémique est Ahmed Barwane qui, ces derniers temps, a multiplié les gestes d’allégeance vis-à-vis du régime et n’a raté aucune occasion pour tacler Abdourahim Said Bacar, coupable, à ses yeux, « de n’avoir pas fait campagne pour Aha mais récolte aujourd’hui les fruits de la sueur des autres ». Son discours n’est pas, cette fois, tombé sur l’oreille d’un sourd.
C’est un proche du chef de la diplomatie qui va officier au ministère de la Santé. Ancien directeur de cabinet de Said Ahmed Ben Jaffar et originaire de Domoni-Anjouan, Hodhoer Insoudinne est un homme-clé du dispositif du régime. Enfin, le fait de confier les Finances et le Budget à Iklilou Dhoinine est perçu par certains comme une tentative de caresser les Mohéliens dans le sens du poil.
La grande surprise, si l’on peut parler ainsi, est le départ de Mmadi Ali et de Abdourahim Said Bacar, considérés jusqu’ici comme inamovibles et intouchables tant ils entretenaient une certaine complicité avec le président Sambi. Mais, le référendum constitutionnel est passé par là. Il a, en effet, servi de pouls, sinon de baromètre pour mesurer le degré de popularité des deux ministres. Dans son petit village de Bangoi-Nefsan, Mmadi Ali n’a recueilli que des miettes le 17 mai dernier. C’est un autre membre du FNJ qui le remplace au pied levé, en l’occurrence Mistoihi Ali Bamba, son ex-secrétaire général. Simple jeu de chaises musicales ?
Autre surprise : le retour de Ahmed Abdou. On se demande comment ce gentil garçon qu’on disait en disgrâce a pu se refaire une nouvelle virginité auprès de Beit-salam. Il faut dire que ce retour du patron du MCJP, le parti présidentiel, a fait de nombreux malheureux dans son propre camp, notamment l’actuel directeur général d’Al-watwan, Djaé Ahamada, qui figurait, jusqu’à la dernière minute, sur les starting-blocks. Autre retour, celui de Fouad Mohadji, qui s’est révélé comme le soutien le plus combatif du président Sambi sur l’île de Mohéli.
Mais ce gouvernement ou plutôt certains intitulés de départements ministériels prêtent parfois à confusion. C’est ainsi que, par exemple, on ne connaît pas le vrai patron des médias. Entre le ministre de l’Intérieur et de l’Information (Bourhane Hamidou) et son homologue des Télécommunications et de la Communication (Ahmed Abdou), on se perd en conjectures.
Puisqu’on y est, le chef de l’Etat n’a pas oublié son entourage, avec cette promotion de l’ancien député de Hambou, son porte-flingue et « ami de trente ans ». Il hérite d’un département aussi compliqué que celui de l’Intérieur, donc de l’organisation des élections. Homme de l’ombre, Bourhane s’expose ainsi aux critiques de l’opposition et doit, à cet effet, avoir les nerfs assez solides pour le job. La confiance du chef de l’Etat reste, pour lui, un précieux atout.
Mais, celui qui nourrit tant la polémique est Ahmed Barwane qui, ces derniers temps, a multiplié les gestes d’allégeance vis-à-vis du régime et n’a raté aucune occasion pour tacler Abdourahim Said Bacar, coupable, à ses yeux, « de n’avoir pas fait campagne pour Aha mais récolte aujourd’hui les fruits de la sueur des autres ». Son discours n’est pas, cette fois, tombé sur l’oreille d’un sourd.
C’est un proche du chef de la diplomatie qui va officier au ministère de la Santé. Ancien directeur de cabinet de Said Ahmed Ben Jaffar et originaire de Domoni-Anjouan, Hodhoer Insoudinne est un homme-clé du dispositif du régime. Enfin, le fait de confier les Finances et le Budget à Iklilou Dhoinine est perçu par certains comme une tentative de caresser les Mohéliens dans le sens du poil.
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