"Nous n'avons jamais eu de problèmes en ce qui concerne la compagnie elle même", a déclaré le commissaire européen aux Transports Antonio Tajani, au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.
"Des techniciens de la compagnie Yemenia sont attendus demain (vendredi) à Bruxelles pour expliquer ce qui s'est passé", a-t-il précisé. "Insérer une compagnie avant de parler avec elle ce n'est pas correct. Nous devons lui donner droit à la défense", a souligné le commissaire.
"Si elle nous donne les bonnes réponses, alors elle ne sera pas inscrite sur la liste noire", a-t-il annoncé. "Mais si l'évaluation technique de la compagnie est négative, alors elle sera dans la liste", a-t-il averti.
Pour M. Tajani, "ce n'est pas un accident qui détermine si une compagnie va dans la liste".
Le commissaire a laissé entendre que Yemenia n'avait pas été inscrite sur la liste noire européenne lors de son actualisation par le comité pour la sécurité aérienne. Cette liste actualisée doit être rendue publique dans quelques jours.
M. Tajani a refusé de se prononcer sur l'appareil accidenté, décrit par certains comme un "avion poubelle". "Nous devons attendre les résultats de l'enquête et ensuite nous verrons ce qu'il faut faire", a-t-il déclaré.
La liste noire de l'UE comprend 200 compagnies de 17 pays, pour la majorité du continent africain, mais également d'Asie, comme la compagnie nationale indonésienne Garuda.
"La liste n'est pas coulée dans le bronze", a insisté M. Tajani. "Il y a aussi des messages positifs, comme vous allez le voir dans quelques jours", a-t-il affirmé.
"Elle évolue. La suppression d'une compagnie de la liste signifie que la sécurité a augmenté", a-t-il précisé.
M. Tajani a néanmoins refusé de dire si Garuda sortait de la liste noire. "Il va falloir attendre quelques jours pour connaître la réponse", a-t-il simplement déclaré.
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