Au total un peu plus de 180 personnes doivent se rendre à Moroni à bord de l'avion de la compagnie française Blue Line affrété par les assureurs de Yemenia, a indiqué à la presse Christine Robichon, ambassadrice des autorités françaises auprès de familles des victimes. L'embarquement s'est déroulé à Paris dans le calme et le recueillement. Le vol spécial doit faire une escale à Marseille.
La Coordination nationale des familles de victimes avait menacé dimanche de boycotter ce vol, estimant que l'avion de Blue Line était "un avion poubelle, classé catégorie C et ayant 17 ans d'âge, alors que l'Airbus A310 qui s'est crashé était de catégorie B avec 10 ans d'âge".
"L'avion affrété a eu un suivi technique de la France, il y a une maintenance, c'est ce que nous demandions. Tout se passe bien", a finalement déclaré Ahmed Idriss, porte-parole du Mouvement de la Jeunesse Comorienne en France (MJCF).
"Il fallait y aller, quel que soit l'avion", a expliqué Mohammed Halifa qui a perdu son frère de 37 ans dans l'accident. M. Halifa reconnaît cependant être soulagé qu'il ne s'agisse pas d'un avion de la compagnie Yemenia."Je dois aller aux Comores pour faire le deuil", a dit Aïcha Madaly avant d'embarquer. "Pour moi, ma mère n'est pas morte, elle est seulement partie en vacances et doit rentrer le 26 juillet", a expliqué la jeune femme qui avoue ne pas "avoir encore réalisé".
Une prière a été prononcée à l'aéroport avant l'embarquement des familles, soutenues par plusieurs membres de la communauté comorienne.
L'Airbus A310 de Yemenia s'était abîmé en mer le 30 juin près des côtes comoriennes avec à bord 153 passagers et membres d'équipage, dont de nombreux Comoriens et Français d'origine comorienne. Seule une passagère de 12 ans, Bahia Bakari, a survécu.
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