Comme à l'accoutumée, l'Onu aura à examiner lors de la prochaine assemblée générale, les grands sujets qui entre dans ses domaines d'intervention, avec comme priorité, le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Sur la longue liste des questions d'actualité liées à la paix, à l'intégrité et à la souveraineté des peuples, seule la question de Mayotte, sur les sujets d'actualité, n'y figure pas. Des questions similaires au litige de Mayotte, comme la question de Chypre (résolution 58/316), l'agression armée contre la République démocratique du Congo (résolution 58/316), la question des îles Falkland (Malvinas) (résolution 58/316)2, la situation de la démocratie et des droits de l'homme en Haïti (résolution 58/316)2, l'agression armée israélienne contre les installations nucléaires iraquiennes et ses graves conséquences pour le système international établi en ce qui concerne les utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire, la non-prolifération des armes nucléaires et la paix et la sécurité internationales (résolution 58/316), sont programmés.
Les résolutions (63/105 à 63/110 et décision 63/525) sur l'application de la déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux sera examiné suivi par la question des îles malgaches Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India (décision 63/503), la souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles (résolution 63/201). De toutes ces résolutions qui continuent à diviser la communauté internationale, la question de Mayotte qui a toujours fait l'unanimité n'y est pas curieusement inscrite.
A la lecture des questions inscrites et des sujets abordés, jamais session n'aura à aborder des dossiers qui touchent au plus point haut point les Comores. L'assemblée aura à examiner le dossier relatif à promotion d'une croissance économique soutenue et d'un développement durable, conformément aux résolutions de l'Assemblée générale et des récentes conférences des Nations Unies, mais aussi d'une façon général, le développement de l'Afrique et la Promotion des droits de l'homme.
La question de Mayotte, corollaire de toutes ces questions soumises à l'Onu, examinée lors du sommet de l'Union africaine, avait pourtant donné l'impression d'un regain d'intérêt de la communauté internationale, activé par la forte mobilisation intérieure et une diplomatie active sur le sujet.
Dans le domaine prioritaire du maintien de la paix et de la sécurité internationale, la prochaine assemblée générale examinera aussi des grands dossiers comme la nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique (résolution 63/7), la situation en Amérique centrale : progrès accomplis vers la constitution d'une région de paix, de liberté, de démocratie et de développement ( résolution 63/19) font partie de l'ordre du jour de l'assemblée générale. L'Onu aura à faire aussi l'évaluation sur les conséquences de l'occupation du Koweït par l'Iraq et de l'agression iraquienne contre le Koweït (résolution 58/316).
Les raisons avancées l'année passée, tirées il faut l'admettre sur les cheveux, sur le retard mis pour réintroduire le sujet à l'Onu, devraient en principe servir de leçon pour préparer cette année le dossier, préparer les groupes de lobbyings pour soumettre à temps à l'examen et avec le maximum de chances d'aboutir à une résolution engageant les deux parties en confits dans une négociation placée sous les auspices de l'Onu.
Ce qui est sûr, c'est que de toutes ces questions triées, Mayotte pourrait figurer en bonne place, si ce n'est la première. Et pourtant...
Al-watwan N° 1363 du 23 juillet 2009
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