A l'approche du prochain G20 organisé les 24 et 25 septembre à Pittsburgh (Etats-Unis), de grandes places financières, comme la Suisse ou le Luxembourg,
se pressent de conclure leurs conventions bilatérales d'échange d'informations requises pour sortir de la liste grise des paradis fiscaux. Ce climat de défiance menace d'autres places, plus
petites et plus discrètes, montrées du doigt depuis quelques semaines. A l'exemple de l'île d'Anjouan qui affiche clairement depuis deux ans sa volonté de s'imposer comme un acteur de la
finance, à mesure que les contraintes sont plus fortes dans les pays occidentaux. A l'origine de l'aventure du « paradis fiscal » anjouanais, Fabien Leclerc, créateur en 1999 du site en ligne
www.anjouan.com géré par la société Anjouan Corporate Services Ltd vendant des licences d'enregistrement dans l'offshore financier d'Anjouan. Si les fonctions de cet homme d'affaires ont pris
fin officiellement le 11 décembre 2004 par décision du « Gouvernement de l'île autonome d'Anjouan » transférant les licences de Fabien Leclerc, en revanche un magnat britannique, Johnny Sei-Hoe
Hon, a pris le relais par l'entremise de la Société Global Financial Marketing PLC. enregistrée à Londres en qualité de « Représentante Executive pour le Marketing des produits offshore
d'Anjouan », une reconnaissance finalisée par la Haute Cour de Justice de Londres en 2007 qui avait à trancher un différend sur l'offshore anjouanais. Depuis, la plus grande opacité règne sur
ce « paradis fiscal » déclaré illégal par les instances internationales. Seule nouveauté, l'apparition d'une nouvelle société, « conseil en matière de finance internationale et de fiscalité »
basée à Genève, l'Insad, proposant des produits offshore, se félicitant même de faire obtenir à ses clients le Pavillon Anjouanais « pour des navires de plaisance, ou autres, dans de bonnes
conditions financières ». Pour Mze Abdou Mohamed Chafion, vice-gouverneur de la Banque Centrale de l'Union des Comores, « la question des banques offshore illégales d'Anjouan se pose depuis
1997, mais s'est aggravée dramatiquement ces dernières années ». « En 2002, précisait-il l'an dernier à l'AFP, on estimait à 120 le nombre de ces établissements illégaux essentiellement
hébergés sur la toile. Maintenant, il y a à Anjouan 300 banques offshore se prévalant d'une licence bancaire comorienne ».
Source : Clicanoo
J.-Cl. V
Voir le site : http://www.anjouan.com/