La ville de Moroni accuse la justice comorienne
Le Chef de l'Etat, Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a reçu dans l'après-midi du mardi 11 août, une délégation de la ville de Moroni, composée de M.M. Saïd Salim
Dahalane, Saïd Ali Tourqui, Abdallah Mohamed Soiffeine, Saïd Ahmed Saïd Ali, Mohamed Soilihi Keldi, du Ministre Ahmed Barwane, des cadres et de nombreux jeunes.
Au nom de la délégation, M. Mohamed Abdourazak a présenté ses remerciements au Chef de l'Etat pour l'accueil qui a été réservé à la délégation de la capitale avant de déclarer que Moroni est venue s'entretenir avec le Chef de l'Etat pour l'informer du mauvais fonctionnement de la justice comorienne. L'orateur a ainsi déploré l'emprisonnement à deux ans dont un an ferme et d'une amande de 500 000 francs comoriens infligés au jeune El Gharib Oubedillah pour outrage à magistrat. La délégation estime que la sanction est très au-delà de ce qui lui est incriminé. La délégation de Moroni n'est pas venue solliciter l'intervention du Chef de l'Etat, précise M. Abdourazak mais plutôt pour lui rappeler si besoin est, comment fonctionne encore la justice comorienne.
Pour sa part, le Chef de l'Etat a réitéré à la délégation, comme il le fait à tous ses interlocuteurs, que la justice comorienne est indépendante mais reste encore sous l'emprise de quelques magistrats. En dehors du fait qu'ils sont en nombre très insuffisant, à peine une quarantaine au lieu de cent cinquante, le Président de la République a répété qu'il va falloir réorganiser la justice pour qu'elle soit crédible aux yeux des Comoriens. Il a émis le vœu qu'à l'issue des élections législatives, le prochain parlement autorise le gouvernement comorien à faire appel à des magistrats étrangers, pas pour remplacer les nationaux, mais pour leur apporter leur savoir-faire en attendant que des effectifs locaux suffisants viennent combler le vide actuel. « Quoi qu'il en soit, c'est notre justice et nous sommes tous concernés à des degrés divers pour rechercher et proposer des solutions » a-t-il conclu.
Source:Beit Salam
N.B:
La messe est dite.Il a été souvent dit que la justice comorienne est politisée et, aujourd'hui,le premier Magistrat indexe lui-même l'institution et remet en cause la sincérité,la volonté et la compétence de certains magistrats.C'est la rétorque. Le Président parle de certains pour désigner toute une institution.Pourquoi,Bazia Idi et Mohamed Abdou ont jeté l'éponge à Anjouan?Pourquoi lezamed et Mourad Said Ibrahim ont fui l'institution? Pourquoi Riziki Djabir a pris une autre direction? Pourquoi Omar Ali et Mohamed Abdou ont refusé d'instruire le dossier des Ministres de l'Exécutif de Ngazidja? Pourquoi la Cour d'Appel a annulé simplement le procès de la SCH pour vice de forme? Quelle est la finalité du procès NICOM/BIC? Quel était le rôle de Me Armiya dans l'affaire BIC/NICOM?Peut-on maintenant parler du cas de Farouk Mohamed? Et pourquoi le Ministre de tutelle a rendu le tablier? Où sont les soit disant détenus anjouanais du débarquement? A quand leur jugement? Une justice ne se fait pas par passion et encore moins par haine.La réforme de la justice comorienne doit passer par la formation.Ailleurs,les magistrats ont des spécialités pour pouvoir faire face aux multiples et divers dossiers.Certes,c'est un métier honorable mais ingrat.Peut on dire la différence entre Eva Joli qui a préféré jeter l'éponge et se convertir en politique pour son honneur et Azad Mzé qui qualifie un procès ordinaire de procès de Noremberg parce qu'il haït tout simplement les prévenus?Non.Il est temps que les gardiens de lois prennent de la hauteur et feindre les spéculations et les mythes autour de la justice.Une justice dit-on corrompue et incompétente.Une justice qui n'admets jamais la présomption d'innocence. une justice à géométrie vaeiable. Une justice à deux vitesses.Une justice comorienne qui se limite à la Grande Comore. La démarche de la ville de Moroni est honorable et mérite quand même une profonde réflexion et méditation.Merci aux citadins.Merci à la capitale car il est grand temps que le président se réveille.
Au nom de la délégation, M. Mohamed Abdourazak a présenté ses remerciements au Chef de l'Etat pour l'accueil qui a été réservé à la délégation de la capitale avant de déclarer que Moroni est venue s'entretenir avec le Chef de l'Etat pour l'informer du mauvais fonctionnement de la justice comorienne. L'orateur a ainsi déploré l'emprisonnement à deux ans dont un an ferme et d'une amande de 500 000 francs comoriens infligés au jeune El Gharib Oubedillah pour outrage à magistrat. La délégation estime que la sanction est très au-delà de ce qui lui est incriminé. La délégation de Moroni n'est pas venue solliciter l'intervention du Chef de l'Etat, précise M. Abdourazak mais plutôt pour lui rappeler si besoin est, comment fonctionne encore la justice comorienne.
Pour sa part, le Chef de l'Etat a réitéré à la délégation, comme il le fait à tous ses interlocuteurs, que la justice comorienne est indépendante mais reste encore sous l'emprise de quelques magistrats. En dehors du fait qu'ils sont en nombre très insuffisant, à peine une quarantaine au lieu de cent cinquante, le Président de la République a répété qu'il va falloir réorganiser la justice pour qu'elle soit crédible aux yeux des Comoriens. Il a émis le vœu qu'à l'issue des élections législatives, le prochain parlement autorise le gouvernement comorien à faire appel à des magistrats étrangers, pas pour remplacer les nationaux, mais pour leur apporter leur savoir-faire en attendant que des effectifs locaux suffisants viennent combler le vide actuel. « Quoi qu'il en soit, c'est notre justice et nous sommes tous concernés à des degrés divers pour rechercher et proposer des solutions » a-t-il conclu.
Source:Beit Salam
N.B:
La messe est dite.Il a été souvent dit que la justice comorienne est politisée et, aujourd'hui,le premier Magistrat indexe lui-même l'institution et remet en cause la sincérité,la volonté et la compétence de certains magistrats.C'est la rétorque. Le Président parle de certains pour désigner toute une institution.Pourquoi,Bazia Idi et Mohamed Abdou ont jeté l'éponge à Anjouan?Pourquoi lezamed et Mourad Said Ibrahim ont fui l'institution? Pourquoi Riziki Djabir a pris une autre direction? Pourquoi Omar Ali et Mohamed Abdou ont refusé d'instruire le dossier des Ministres de l'Exécutif de Ngazidja? Pourquoi la Cour d'Appel a annulé simplement le procès de la SCH pour vice de forme? Quelle est la finalité du procès NICOM/BIC? Quel était le rôle de Me Armiya dans l'affaire BIC/NICOM?Peut-on maintenant parler du cas de Farouk Mohamed? Et pourquoi le Ministre de tutelle a rendu le tablier? Où sont les soit disant détenus anjouanais du débarquement? A quand leur jugement? Une justice ne se fait pas par passion et encore moins par haine.La réforme de la justice comorienne doit passer par la formation.Ailleurs,les magistrats ont des spécialités pour pouvoir faire face aux multiples et divers dossiers.Certes,c'est un métier honorable mais ingrat.Peut on dire la différence entre Eva Joli qui a préféré jeter l'éponge et se convertir en politique pour son honneur et Azad Mzé qui qualifie un procès ordinaire de procès de Noremberg parce qu'il haït tout simplement les prévenus?Non.Il est temps que les gardiens de lois prennent de la hauteur et feindre les spéculations et les mythes autour de la justice.Une justice dit-on corrompue et incompétente.Une justice qui n'admets jamais la présomption d'innocence. une justice à géométrie vaeiable. Une justice à deux vitesses.Une justice comorienne qui se limite à la Grande Comore. La démarche de la ville de Moroni est honorable et mérite quand même une profonde réflexion et méditation.Merci aux citadins.Merci à la capitale car il est grand temps que le président se réveille.
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