RACKET ET PORNOGRAPHIE A MORONI,DES OFFICIERS DE LA GENDARMERIE COMORIENNE DANS LE COLLIMATEUR
Rappel important :
Ci-dessous un article que nous avons reçu de la part d'un lecteur, nous rappelons que les tribunes libres que nous publions n'engagent que leur auteur. Libre à vous de vous faire une opinion, de « contre-argumenter » voire de prendre du recul et essayer de comprendre le problème soulevé. Merci à vous tous pour votre compréhension. Watwan
La sécurité des personnes et des biens constitue une des missions de base de la Gendarmerie. Très proche de la population par son maillage et par les services qu'elle rend quotidiennement à la nation, cette institution a toujours obtenu les faveurs des administrés. Pourtant, récemment, par l'action mafieuse et immorale de leur chef et d'un officier subalterne, elle vient de perdre tout son crédit.
Les premiers faits remontent lors des fâcheux et regrettables évènements qui ont opposé les habitants de Moroni à ceux d'Iconi. Pendant cette période, l'ordre public a été durement soumis à rude épreuve. La Gendarmerie a dû déployer ses troupes pour protéger les magasins et autres bâtiments menacés d'actes de vandalisme ou d'incendie. Le problème est que selon des sources dignes de foi, cette protection a été accordée par le commandant de la Gendarmerie contre monnaie sonnante et trébuchante. Les commerçants ont dû payer des bakchich. C'est du racket pur et simple. Comme cela ne suffisait pas, un autre fait est venu ternir l'image de notre Gendarmerie. Depuis 7 mois, un CD comportant des clichés à caractère pornographique mettant en scène de jeunes femmes, circule dans le pays et même dans l'hexagone. Toujours selon de nombreux témoignages concordants, il ressort qu'un officier de la même Gendarmerie, un certain Abou Issa, est gravement mis en cause. D'après nos sources il serait même l'instigateur de cette opération qui a profondément heurté la morale publique.
En somme, un commandant de la Gendarmerie qui s'octroie le droit de monnayer les prestations de militaires habituellement chargés d'une mission de service public, cela dépasse l'entendement. En tout cas, cela est indigne de notre armée et des hommes qui la dirigent. Comment peut-on arriver à cet état de déliquescence morale et de dépravation ? On osera demain nous rétorquer que les faits allégués sont mensongers et sans fondement. Pourtant les preuves sont là. Encore faut-il vouloir les rechercher auprès des victimes et des personnes susceptibles de fournir des renseignements. Les commerçants qui ont bénéficié de la protection policière sont connus. Il suffit de les interroger. Il ne nous appartient pas de mener l'enquête mais juste de fournir des pistes de travail. A titre d'exemple, pour l'hôtel « Le Moroni », la taxe «Djambaé», du nom de ce commandant de la mafia, a été fixée à 250.000 francs.
Il convient de rappeler que ces pratiques mafieuses d'un autre âge ont été instaurées par M. Abdourazakou, l'actuel Président de la Cour Constitutionnelle lorsqu'il commandait la Gendarmerie Fédérale. A titre d' exemple, pour la surveillance de ses locaux, la Banque Centrale des Comores s'acquittait de la somme de 200.000 francs, montant qui a été renégocié par le Commandant Djambaé à 300.000 francs. Nous faisons remarquer qu'en l'espèce cela se fait contre toutes les règles de l'orthodoxie financière. Cette somme ne figure nul part dans le budget de l'institution. Le Commandant tout puissant est seul à en disposer. Aucune pièce comptable n'est établie.
Pourquoi selon vous, notre Banque Centrale doit-elle payer un supplément à des agents qui, après tout, accomplissent une tâche qui entre dans leurs attributions et compétences propres ? Pourquoi l'Etat qui veut faire des économies doit-il continuer à payer des vigiles privés pour assurer la sécurité de l'assemblée nationale, du trésor public et des autres bâtiments officiels ? Le commandant Djambaé qui n'est pas un modèle et dont l'ascension aux différends grades est liée à des critères plutôt « spécifiques », a certainement besoin d'une remise à niveau. La procédure dite de «convention» est bel et bien prévue par les textes mais, son champs d'application est très limité. En plus, elle est entourée d'un formalisme et d'un rigorisme très stricts. Exiger d'un commerçant le versement d'une somme d'argent parce que les gendarmes ont dans le cadre d'une opération de sécurisation effectué une garde statique, cela porte un nom : Le racket. Une pratique digne de la mafia italienne.
En ce qui concerne le film à caractère pornographique publié dans la capitale, il apparaît de façon irréfutable que le Capitaine Abou Issa, actuellement en service à Mwali est le principal artisan de cette œuvre qui a choqué l'opinion. L'enquête diligentée et les nombreux témoignages ont clairement démontré son rôle de premier plan dans l'affaire. .Son chef d'Etat major ne peut se cacher derrière un rideau de fumée et nous dire encore comme pour un autre colonel mis en cause dans un dossier judiciaire que c'est une simple affaire privée. D'ailleurs, la récente affection du militaire mis en cause sur l'île de Mwali apparaît aux yeux des observateurs avertis comme une manœuvre habile de la hiérarchie militaire qui cherche à le soustraire de la vindicte publique, en le mettant à l'abri des soubresauts de la capitale. Ironie du sort, il a même été récompensé, passant du grade de Lieutenant à celui de Capitaine. Comme quoi aux Comores, tout est possible ! Bénéficie t-il de protections ? On se le demande. Les méchantes langues, encore elles, affirment que le Capitaine indélicat qui n'est pas à son premier coup d'essai, détiendrait des «secrets» qui pourraient éclabousser des personnalités de haut rang pour lesquelles, il jouait le rôle de rabatteur et de pourvoyeur de «chairs fraîches» dans la capitale.
Chers compatriotes, les faits relatés ci-dessus sont d'une extrême gravité car, ils jettent le discrédit sur l'une des institutions les plus nobles de notre jeune République. Toutefois, nous devons refuser de faire d'amalgame car, dans leur immense majorité et lorsqu'ils ne sont pas manipulés, les militaires s'acquittent de leurs missions avec beaucoup de professionnalisme et d'abnégation et cela, dans des conditions de travail et de vie souvent difficiles. Nous leur devons toute notre reconnaissance. Malheureusement, il est vrai que dans toutes les collectivités, il existera toujours des brebis galeuses.
Exigeons uniquement que la lumière soit faite sur ces deux affaires et que soient écartés de la Gendarmerie des agents ripoux et des obsédés sexuels qui n'y ont plus leur place. Ce grand service qui est la Gendarmerie, exige une rigueur morale et intellectuelle sans faille.
Pour finir, nous demandons au Président de la République en sa qualité de chef de l'armée, à Monsieur Dossar, directeur de cabinet chargé de la Défense, au ministre de la Justice et au Chef d'Etat Major de prendre leurs responsabilités et toutes leurs responsabilités. Demain, ils ne pourront pas dire... On ne savait pas.
LE 20 AOUT 2009 – SOLDAT INCONNU
Ci-dessous un article que nous avons reçu de la part d'un lecteur, nous rappelons que les tribunes libres que nous publions n'engagent que leur auteur. Libre à vous de vous faire une opinion, de « contre-argumenter » voire de prendre du recul et essayer de comprendre le problème soulevé. Merci à vous tous pour votre compréhension. Watwan
La sécurité des personnes et des biens constitue une des missions de base de la Gendarmerie. Très proche de la population par son maillage et par les services qu'elle rend quotidiennement à la nation, cette institution a toujours obtenu les faveurs des administrés. Pourtant, récemment, par l'action mafieuse et immorale de leur chef et d'un officier subalterne, elle vient de perdre tout son crédit.
Les premiers faits remontent lors des fâcheux et regrettables évènements qui ont opposé les habitants de Moroni à ceux d'Iconi. Pendant cette période, l'ordre public a été durement soumis à rude épreuve. La Gendarmerie a dû déployer ses troupes pour protéger les magasins et autres bâtiments menacés d'actes de vandalisme ou d'incendie. Le problème est que selon des sources dignes de foi, cette protection a été accordée par le commandant de la Gendarmerie contre monnaie sonnante et trébuchante. Les commerçants ont dû payer des bakchich. C'est du racket pur et simple. Comme cela ne suffisait pas, un autre fait est venu ternir l'image de notre Gendarmerie. Depuis 7 mois, un CD comportant des clichés à caractère pornographique mettant en scène de jeunes femmes, circule dans le pays et même dans l'hexagone. Toujours selon de nombreux témoignages concordants, il ressort qu'un officier de la même Gendarmerie, un certain Abou Issa, est gravement mis en cause. D'après nos sources il serait même l'instigateur de cette opération qui a profondément heurté la morale publique.
En somme, un commandant de la Gendarmerie qui s'octroie le droit de monnayer les prestations de militaires habituellement chargés d'une mission de service public, cela dépasse l'entendement. En tout cas, cela est indigne de notre armée et des hommes qui la dirigent. Comment peut-on arriver à cet état de déliquescence morale et de dépravation ? On osera demain nous rétorquer que les faits allégués sont mensongers et sans fondement. Pourtant les preuves sont là. Encore faut-il vouloir les rechercher auprès des victimes et des personnes susceptibles de fournir des renseignements. Les commerçants qui ont bénéficié de la protection policière sont connus. Il suffit de les interroger. Il ne nous appartient pas de mener l'enquête mais juste de fournir des pistes de travail. A titre d'exemple, pour l'hôtel « Le Moroni », la taxe «Djambaé», du nom de ce commandant de la mafia, a été fixée à 250.000 francs.
Il convient de rappeler que ces pratiques mafieuses d'un autre âge ont été instaurées par M. Abdourazakou, l'actuel Président de la Cour Constitutionnelle lorsqu'il commandait la Gendarmerie Fédérale. A titre d' exemple, pour la surveillance de ses locaux, la Banque Centrale des Comores s'acquittait de la somme de 200.000 francs, montant qui a été renégocié par le Commandant Djambaé à 300.000 francs. Nous faisons remarquer qu'en l'espèce cela se fait contre toutes les règles de l'orthodoxie financière. Cette somme ne figure nul part dans le budget de l'institution. Le Commandant tout puissant est seul à en disposer. Aucune pièce comptable n'est établie.
Pourquoi selon vous, notre Banque Centrale doit-elle payer un supplément à des agents qui, après tout, accomplissent une tâche qui entre dans leurs attributions et compétences propres ? Pourquoi l'Etat qui veut faire des économies doit-il continuer à payer des vigiles privés pour assurer la sécurité de l'assemblée nationale, du trésor public et des autres bâtiments officiels ? Le commandant Djambaé qui n'est pas un modèle et dont l'ascension aux différends grades est liée à des critères plutôt « spécifiques », a certainement besoin d'une remise à niveau. La procédure dite de «convention» est bel et bien prévue par les textes mais, son champs d'application est très limité. En plus, elle est entourée d'un formalisme et d'un rigorisme très stricts. Exiger d'un commerçant le versement d'une somme d'argent parce que les gendarmes ont dans le cadre d'une opération de sécurisation effectué une garde statique, cela porte un nom : Le racket. Une pratique digne de la mafia italienne.
En ce qui concerne le film à caractère pornographique publié dans la capitale, il apparaît de façon irréfutable que le Capitaine Abou Issa, actuellement en service à Mwali est le principal artisan de cette œuvre qui a choqué l'opinion. L'enquête diligentée et les nombreux témoignages ont clairement démontré son rôle de premier plan dans l'affaire. .Son chef d'Etat major ne peut se cacher derrière un rideau de fumée et nous dire encore comme pour un autre colonel mis en cause dans un dossier judiciaire que c'est une simple affaire privée. D'ailleurs, la récente affection du militaire mis en cause sur l'île de Mwali apparaît aux yeux des observateurs avertis comme une manœuvre habile de la hiérarchie militaire qui cherche à le soustraire de la vindicte publique, en le mettant à l'abri des soubresauts de la capitale. Ironie du sort, il a même été récompensé, passant du grade de Lieutenant à celui de Capitaine. Comme quoi aux Comores, tout est possible ! Bénéficie t-il de protections ? On se le demande. Les méchantes langues, encore elles, affirment que le Capitaine indélicat qui n'est pas à son premier coup d'essai, détiendrait des «secrets» qui pourraient éclabousser des personnalités de haut rang pour lesquelles, il jouait le rôle de rabatteur et de pourvoyeur de «chairs fraîches» dans la capitale.
Chers compatriotes, les faits relatés ci-dessus sont d'une extrême gravité car, ils jettent le discrédit sur l'une des institutions les plus nobles de notre jeune République. Toutefois, nous devons refuser de faire d'amalgame car, dans leur immense majorité et lorsqu'ils ne sont pas manipulés, les militaires s'acquittent de leurs missions avec beaucoup de professionnalisme et d'abnégation et cela, dans des conditions de travail et de vie souvent difficiles. Nous leur devons toute notre reconnaissance. Malheureusement, il est vrai que dans toutes les collectivités, il existera toujours des brebis galeuses.
Exigeons uniquement que la lumière soit faite sur ces deux affaires et que soient écartés de la Gendarmerie des agents ripoux et des obsédés sexuels qui n'y ont plus leur place. Ce grand service qui est la Gendarmerie, exige une rigueur morale et intellectuelle sans faille.
Pour finir, nous demandons au Président de la République en sa qualité de chef de l'armée, à Monsieur Dossar, directeur de cabinet chargé de la Défense, au ministre de la Justice et au Chef d'Etat Major de prendre leurs responsabilités et toutes leurs responsabilités. Demain, ils ne pourront pas dire... On ne savait pas.
LE 20 AOUT 2009 – SOLDAT INCONNU
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