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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

ACCROCHAGES ENTRE POLICIERS DE NGAZIDJA

12 Septembre 2009 , Rédigé par aimons les comores

Ce qui était prévisible et inévitable depuis la division dangereuse de la Police exclusive de l'Ile Autonome de Ngazidja,sciemment operée par le Ministre de l'intérieur de l'Union H.Bourhane avec l'aide de certains officiers rebelles et traitres comme Nassuf Kaissane et Athoumane Mdroumé, s'est finalement produit dans la matinée de ce vendredi à l'AIMPSI-Aéroport international Prince Said Ibrahim. En effet, les policiers loyalistes restés sous la hierarchie légale du ministère en charge de la sécurité intérieure conduits par leur directeur général par intérim de la Police de Ngazidja, l'Officier Abou S.Salim sécurisaient le convoi du Président ABDOULOIHABI qui effectuait un déplacement de travail à Fomboni, Mohéli. S'appretant à regagner Moroni après la traditionnelles salutations militaires, les hommes d'Abou ont été immédiatement encerclés et agressés par les rebelles de Nassuf et d'Abou Achiraf qui leur ont bloque la sortie principale . Sans tarder,ils sont donc entrés en affrontements physiques. Un des agents de police loyaliste, connu sous le pseudonyme de Mwambiwa a été grièvement blessé et se trouve actuellement hospitalisé à l'El-Marouf. Le Commanadant de la gendarmerie, present dans les lieux, a convoque le Directeur de la police de Ngazidja, Abou et le rebelle de Nassuf pour signifier ce dernier de la consequence de ses agissements.
Voilà une épisode de la situation d'insurrection que Sambi désire voir Ngazidja s'entredechirer, s'entretuer. Nous allons, sans doute, assister à la haine,aux cicatrices entre frères d'armes, analogue à la rebellion militaire de 1992 sous Djohar. Les officiers appartenant à un même corps, à savoir la Police insulaure, sont victimes d'une division qui crée une profonde crise entre eux. Last but not least!

AU COEUR DU RESEAU D ABOU ACHIRAF

Dans un document hautement confidentiel rédigé par un commissaire divisionnaire, dont nous venons de nous procurer une copie intégrale, on peut découvrir le démantèlement d'un important réseau de trafic de toute nature au sein de la DNST-Directon nationale de la surveillance du territoire. En effet, l'enquête, bien diligentée, fait le tour dans les différents services de la DNST à savoir les trafics opérés à l'aéroport de Hahaya, au port de Moroni, au service d'immigration et au service de passeports. Ainsi, ce réseau se constitue d'un groupe d'officiers dont à sa tête le cerveau, un certain Abou Achiraf, d'origine anjouanaise, formé à l'académie de police d'Antsirabé, promotion 1995 mais qui aurait toutefois falsifié ses diplômes pour ensuite se décerner la mention excellent. En effet, cette « enquête en eau trouble » fait état de l'incroyable train de vie de ce clan, dont principalement le magnat Abou Achirafi, son numéro 2, Ibrahim Mohamed qui est parachuté Daf et Chef personnel de la DNST,poste plein de magouilles qui lui a rapidement permis de s'octroyer une BMW blanche suite à un trafic de timbres en 2004 qu'il a concocté avec son parrain A.Achiraf qui s'est lui aussi offert un véhicule R 21 gris 608 M 73 en escroquant le gros Chamass, employé du trésor qui a eu à débourser plus de 3 500 000 KMF. Aujourd'hui, selon toujours cette enquête, A.A dirige plusieurs activités commerciales, actions contraire à ses fonctions. Il détient à lui seul, le contrôle exclusif du service des passeports biométriques, situation qui lui permet de s'enrichir illicitement avec son défenseur Dossar. A plusieurs reprises, il serait parti en jets privés en destinations des monarchies arabes pour la délivrance sur place des nationalités et passeports comoriens. Se considérant sans contrôle hiérarchique malgré le décret N° 09-086/PR du 20 juillet dernier plaçant sa direction sous la tutelle du ministre Bourhane, A.A continue de faire la pluie et le beau temps en profitant de l'illettrisme de son nouveau chef. Il décide illégalement de rester avec son ancien patron, Dossar, entre anjouanais, avec qui le réseau est bien soudé, juteux et sans risques. Curieusement, Bourhane ne daignera bouger son petit doigt sur les services d'A.A pourtant il reste son supérieur direct. Ni descente de sa part à la DNST, ni exigence d'état de lieu administratif et financier et ni quoi que ce soit et pourtant demain c'est à lui que des comptes lui seront demandés. A.A sait aussi aller plus loin s'il veut, avec les agents libanais de C.G.H qu'A.A leur a délivré des passeports comoriens, ils ont monté un réseau de trafic de billets de banque ainsi qu'avec d'autres exerçant à l'Hôtel Itsandra, priés de quitter le territoire suite à un trafic important de cocaïne. Situation qui a aussi permis à A.A de soutirer une enveloppe à Bashar pour lui avoir évité le scandale. La corruption a aussi permis à A.A de construire un atelier de menuiserie à Malouzini, deux boutiques d'alimentation générale dont une à Moroni et l'autre à Anjouan, deux voitures de taxi sans compter les pourboires qu'il a reçu dans l'affaire des bédouins dont un camion citerne exonéré de dédouanement et une station d'essence à Dubaï. Au sujet du trafic des passeports, un nombre important est délivré en catimini, l'enquête parle de plus d'un millier établi en dehors des heures de travail, généralement dans la nuit avec la nièce d'A.A, Layla Bourhane comme caissière ainsi que sa copine Rachida Abdallah comme caissière adjointe. Dans la liste de la troupe d'A.A, vient ensuite le commissaire Madi Hamadi, d'origine mohélienne. Celui-ci passe pour le cerveau en matière d'immigration clandestine. Son trafic, lui a également permis d'investir dans son île natale en ouvrant une pharmacie sous le nom de sa femme, en investissant dans deux véhicules de transport en commun mais aussi en s'offrant une luxueuse villa. Il aurait utilisé le jeune Bacar Ali Said pour la vente de plus de 1000 passeports vierges essentiellement au Caire où la demande est trop élevée. Ces magouilles vont aussi jusqu'au dédouanement des marchandises illicites sous le nom de la DNST. Sa position lui permet aussi de vendre en toute impunité de faux visas de sejour de courte ou de longue durée à tout étranger demandeur pour des sommes variant de 50 000 à 120 000 KMF. Avec ses amis Cheikh et l'Inspecteur Kassim, tous les trois font payer 75 000 par tête pour les destinations de Madagascar et Dar-Es-Salam, 50 000 pour Mayotte. A.A use de tout son pouvoir sur ce groupe d?€™officiers, il va jusqu'à exercer un droit de cuissage sur le commandant Saanti Mze cheikh, affectée à l'AIMPSI. Mais cette dernière retrouvera A.A en plein flagrant délit avec une autre en la personne d'Annie. Pour enterrer l'affaire, A.A fera partir Annie à Paris via une mission officielle d'inspection de passeport à l'Ambassade comorienne de Paris, sise rue Marbeau pendant que le commandant Saanti a eu une promotion en devenant Chef de la Paf après avoir juré fidélité. Le Commandant Patric Muscat serait soupçonné de trafic d'influence vers la métropole de part les relations douteuses qu'il entretient avec Saanti. Devenue Chef, Saanti a aussi mis en place sa troupe de confiance en plaçant Riziki à l'arrivée pour dénicher les clients détenteurs de passeport français, le petit vantard d'Hakim, natif d'Ikoni, chargé de retrouver des personnes désirant voyager illégalement pour Paris. Le trafic est rapidement avantageux, en si peu de temps, notre stagiaire, Hakim, qui n'est même pas rémunéré vient de se payer une petite voiture rouge de volant à droite pour 3000 euro, véhicule ayant appartenu au jeune Badrou, journaliste de Djabal, parti en formation à Paris. Un autre officier arabophone, Aladine, placé aux frontières à Hahaya, use aussi de ses fonctions pour mener à biens ses différentes magouilles. Pendant que le trafic d'A.A prospère, le faux ministre Bourhane ne réussira qu'à lui confier la mission de diviser la police de Ngazidja avec l'aide de quelques officiers traîtres comme l'indigne Nassuf Kaissane et le barbu d'Athoumani Mroumé. C'est une méthode qu'Abou Achirafi sait s'en servir à plusieurs moments comme il a eu à le faire en 2003 lorsqu'il devait séparer la police et la DNST. Abou Achirafi répondra aussi à cet appel de Bourhane afin de pouvoir détourner le FCP-Fonds de consolidation de la paix, volet « Paix et sécurité » de l'ONU dont les polices des îles doivent en bénéficier pour leur réhabilitation, leur formation et leur équipement. Somme d'argent sur laquelle Bourhane comptait financer la campagne des législatives ainsi que les fausses promesses de rénovation du commissariat central de Moroni et de la construction d'une école de Police. Raison pour laquelle un service fantôme, DGST- Direction générale de la sûreté du territoire vient de voir le jour sans la moindre base juridique pour détourner ces fonds du Pnud. Abou Achiraf n'est pas du tout satisfait des 600 000 de budget de fonctionnement trimestriel pour le RG, des 4 carnets de dotations en carburant, des 300 000 et des 6 carnets de tickets de carburant de la brigade anti drogue sans oublier les importantes recettes du service des visas étrangers. L'auteur de l'enquête, ce commissaire anonyme, nous a promis une deuxième livraison
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