En effet, je refuse de me réjouir car, j'ai encore le souvenir qu'un autre don de 2 milliards offert par l'Arabie-Saoudite pour le projet habitat n'a jamais été versé dans les caisses de l'Etat. D'après des sources bien informées, cet argent n'existe plus. Sambi, sa femme et ses amis se sont grassement servis. Malheureusement personne n'ose demander des comptes. Pauvres comoriens !! Le comble est que demain il se trouvera des imbéciles pour tenter de nous convaincre qu'il faut prolonger le mandat d'Ali Baba et de ses 40 voleurs. Vous comprendrez donc qu'il ne suffit pas de recevoir des aides aussi massives soient-elles, encore faut-il qu'elles soient affectées à des projets utiles et qu'un contrôle a posteriori de leur usage soit réalisé. Aujourd'hui, cela est loin d'être le cas car, comme nous l'avons rappelé ci-dessus, l'homme au turban règne en monarque absolu. Un coup de téléphone de sa part au gouverneur de la banque des Comores, au TPG ou aux différents directeurs des sociétés d'Etat suffit pour que des millions arrivent à Beit Salam et cela, sans aucune pièce comptable. Pour la bonne gouvernance et le respect des règles de l'orthodoxie financière, on attendra.
Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, nous venons également d'apprendre que l'Agence Française de Développement (AFD) vient d'offrir 15 millions (300.000€) à l'île d'Anjouan pour équiper les services de l'administration. Je ne veux pas être méchante langue, mais vous verrez bien qu'en cette période préélectorale, le matériel sera mis à la disposition des services au nom de la fondation de Mme Sambi. J'ai beaucoup de respect pour cette femme mais, j'ose espérer qu'avant de fuir dans son île de Madagascar, elle nous dira un jour la provenance des millions qui financent sa fondation. Ceux qui ont connu la famille Sambi avant 2006, savent que cette fortune ne provient pas de leur petit commerce de matelas en mousse de mauvaise qualité et de bouteilles d'eau minérale.
Tout ceci pour vous dire que les caisses de l'Etat comorien sont depuis des années devenues comme le tonneau des Danaïdes. Tentez de remplir un tonneau percé et vous comprendrez.
Je vais encore finir avec une mauvaise nouvelle, la question de Maoré vient encore une fois d'être rayée de la 64ème assemblée des Nations-Unies. Notre ministre des affaires extérieures qui a épuisé le budget de son département avec ses incessants voyages doit être dans ses petits souliers. En tout cas, nous n'attendions rien de bon de ses reculades et de son manque de vision sur le sujet. Arrêtez de prendre les comoriens pour des imbéciles !! Nous restons convaincus que la politique est et restera une épreuve de force. Tant que l'Etat comorien ne sera pas en mesure de refuser l'expulsion de nos compatriotes résidant à Mayotte, il n'y aura aucun espoir de trouver un jour, une solution digne et acceptable. Je ne vous apprends rien quand je rappelle qu'en sa qualité de membre du conseil de sécurité, la France détient un droit de veto. Si vous n'avez pas compris les incidences que cette position peut induire, vous pouvez toujours courir.
LE 23 SEPTEMBRE 2009 / MOHAMED ALI
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