"Les éléments recueillis dans les boîtes noires indiquent que le commandant de bord de l'Airbus A320 n'a pas respecté les consignes d'atterrissage qu'il avait reçues en fonction de la météo", a déclaré Ahmed Mohamed, président d'une association des familles des victimes, samedi lors d'une conférence de presse au consulat des Comores à Marseille.
Selon les éléments donnés jeudi à l'association, reçue également au Quay d'Orsay par l'ambassadrice française auprès des familles de victimes, il y avait un vent de quarante noeuds sur la zone et le pilote s'est vu conseiller d'atterrir selon une trajectoire qu'il n'a pas respectée.
"Il se serait posé trop vite", a indiqué un avocat spécialiste des crash aériens présent à la conférence de presse et que devrait engager l'association pour obtenir réparation.
Cette hypothèse d'une erreur de pilotage ne satisfait pas totalement l'association. "Y a-t-il eu aussi un problème mécanique, électronique? On espère avoir suffisamment de réponses dans les semaines qui viennent", a ajouté son président lors de la conférence de presse.
Selon une source proche du dossier, l'hypothèse d'une défaillance d'un signal de réception dans l'avion, servant à positionner l'avion par rapport à la piste lors de l'atterrissage, est également envisagée.
Les boîtes noires de l'appareil ont été retrouvées fin août.
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