La communauté comorienne résidant en France a à travers une manifestation monstre devant l'Ambassade des Comores à Paris le mardi 29 septembre exprimé
sa stupéfaction et sa et condamné fermement la politique violente du président Sambi .A l'issue de la manifestation, une importante Déclaration a été remise aux autorités comoriennes par le
canal de l'Ambassade des Comores à Paris.
Cette prise de position a été exprimée à l'issue d'une réunion tenue à la ville de La Courneuve, dans la banlieue parisienne le dimanche dernier.La communauté comorienne résidant en France
envisage de multiplier les manifestations d'envergure, pour manifester clairement son indignation et sa surprise face à la barbarie du régime Sambi d'un autre âge.
Déclaration
Ce jour, mardi 29 septembre 2009, une délégation, sept personnes qui prétendent représenter la communauté comorienne de France, va être reçue par le Président
Sambi qui séjourne actuellement à Paris. Cela fait plusieurs jours que cette audience est minutieusement préparée par l'Ambassade des Comores en France, à l'insu de la diaspora, dans le but
de tromper le Chef de l'Etat comorien, lui faire croire que son action est massivement soutenue par notre communauté alors qu'en vérité, nous doutons de lui et nous nous interrogeons sur ses
capacités à gouverner notre pays.
Il est vrai que, depuis son élection à la magistrature suprême des Comores, le Président Sambi a toujours bénéficié de la part de la communauté comorienne de
France d'un accueil emprunt d'enthousiasme et de confiance en raison des engagements qu'il a toujours pris d'associer la diaspora au développement du pays, de respecter les droits humains et
les valeurs démocratiques, de préserver l'unité, la souveraineté et l'intégrité des Comores, de combattre la corruption et les abus, d'engager, enfin, le pays sur la voie du développement et
du progrès. Mais, cette confiance est trahie par la médiocrité du bilan qu'il présente au peuple, à six mois de la fin de son mandat.
-
La constitution est violée en permanence;
- Les institutions sont bafouées;
- Les principes fondamentaux du pacte de la réconciliation nationale sont transgressés ;
- L'Autonomie des îles est vidée de sa substance ;
- La souveraineté nationale est bradée ;
- L'intégrité territoriale est marchandée ;
- Les droits humains et les libertés sont piétinés ;
- Les mécanismes de collecte et de distribution des recettes publiques ainsi que les aides extérieures sont détournés pour les besoins de sa politique ;
- Le patrimoine national est dilapidé au profit de son ami Bachar Kiwan.
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]Et comble du malheur, la seule initiative de taille qu'a préconisé la diaspora pour montrer sa détermination à participer au développement du
pays, en l'occurrence la création de la compagnie « Comores airways ", en partenariat avec Air Madagascar, continue à essuyer le refus de son gouvernement qui cherche à gérer le dossier des
transports aériens en toute opacité.
Toutefois, si le Président Sambi ne veut pas entendre les véritables représentants de la diaspora, ces derniers ont des comptes à lui demander.
En effet, nous sommes aujourd'hui désireux de comprendre:
-La gestion qui est faite du crash du 28 juin : Pourquoi les quelques corps retrouvés ne sont-ils pas encore inhumés ? Que deviennent les familles des victimes, particulièrement ceux qui
résident aux Comores et dont les organismes sociaux français ne peuvent venir en aide ? Où en est l'enquête ? Pourquoi l'Etat comorien laisse-t-il seulement des particuliers s'exprimer sur ce
dossier au lieu d'assumer ses responsabilités ?
-Comment l'Etat comorien va-t-il pouvoir créer une compagnie viable de transport alors qu'il n'arrive plus à honorer ses engagements vis-à-vis de ses fonctionnaires lesquels totalisent plus
de sept mois d'arriérés de salaires ? Pourquoi l'Etat refuse-t-il la transparence au sujet des problèmes de transports aériens aux Comores ?
Aussi, la communauté comorienne de France met-elle en garde tous ceux qui se servent d'elle pour assouvir leurs intérêts personnels. Qu'ils sachent alors que,
depuis le crash du 29 juin, elle entend défendre ses droits partout où besoin sera.C'est ainsi que la communauté comorienne de France:
- Demande à être associée à toutes les décisions relatives au règlement des problèmes de transport aux Comores et propose la tenue d'une conférence nationale sur les transports aériens aux
Comores.
- Demande à participer aux prochains scrutins électoraux aux Comores, conformément à la loi qui a été votée par l'Assemblée de l'Union et exige d'être représentée au sein de la future
assemblée de l'Union ;
- Réclame une transparence totale sur les nationalités vendues à l'étranger ;
- Réclame un débat national sur la question de Mayotte et dénie au Président Sambi le droit de marchander la question de Mayotte sans consulter le peuple comorien.
Et pour toutes ces raisons, elle appelle le peuple comorien à empêcher Sambi, par tous les moyens pacifiques possibles, de prolonger son mandat au-delà du terme
constitutionnel de quatre ans qui arrive à échéance le 29 mai 2010.
La Communauté comorienne de France