Le colonel Bacar débouté par la cour française du droit d'asile
25 Décembre 2008 , Rédigé par aimons les comores
Le colonel Bacar débouté par la cour française
du droit d’asile 24 décembre 2008 La cour française du droit d'asile vient de débouter le colonel Mohamed Bacar de sa demande d'asile politique en France. Sa garde rapprochée dont le
lieutenant-colonel Mahmoud Duclain et Abdou Bacar a essuyé le même refus. De tous ces militaires qui ont suivi l'ex-président de l'île d'Anjouan dans sa fuite à Mayotte, puis à la Réunion, seuls
trois soldats ont pu bénéficier du droit d'asile. Dix autres proches de Bacar seront fixés sur leur sort les semaines à venir. L'avocate de l'ex-maître d'Anjouan, qui s'était rendue à Paris le 12
novembre pour défendre le cas de son prestigieux client, ne cache pas son amertume. Elle continue de soutenir que ''la situation qui prévaut aux Comores justifiait pleinement l'octroi de l'asile
politique à Mohamed Bacar''. La cour française du droit d'asile estime, elle, que le niveau de responsabilité de Bacar et d'une partie de ses compagnons d'infortune dans la crise séparatiste ne
pouvait aucunement leur donner droit à un quelconque asile politique en France. Mohamed Bacar, chassé du pouvoir en mars dernier à l'issue d'une intervention militaire conjointe de l'armée
comorienne et des forces de l'Union africaine, coule aujourd'hui des jours paisibles en Afrique de l'Ouest depuis le 19 juillet. Ce jour-là, un appareil sud-africain a été affrété par les autorités
françaises pour transporter le président déchu et son premier cercle au Bénin. Auparavant, Mohamed Bacar a été assigné à résidence dans la zone 181 de la base aérienne de Gilot après avoir quitté
Mayotte à bord d'un avion militaire français. A La Réunion, sa présence avait donné lieu à de nombreuses manifestations populaires. Jusqu'à la dernière minute, Mohamed Bacar craignait son transfert
vers Moroni, les autorités comoriennes ayant formulé une demande d'extradition dans ce sens. Malgré les talents d'avocat de Me Jacques Vergès, un vieux renard des prétoires, le gouvernement n'a pas
obtenu le transfert de Mohamed Bacar. Mohamed Inoussa
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