Jusqu'à maintenant on les trouve sur cette même plage entrain de remplir leur jerricane. On peut dire félicitation pour le nouveau produit qui vient d'arriver sur le marché, certaines personnes ont même commencé à le commercialiser dans les coulisses. Surtout les jeunes très passionnés de la plage ont avec eux des petites bouteilles en plastic d'un demi litre ou d'un litre, qu'ils remplissent à volonté, et chaque nouveau venu qui arrive se le procure et en emporte dans son village pour le montrer aux autres. Un enfant, Ahmed Abdou, avec trois litres, vient de s'acheter un pantalon jeans.
Depuis vendredi dernier des aller et retour, parmi lesquels on rencontre des personnes venant même du sud de l'île précisément de Niyoumakélé. Pour Mr Ismael Mohamed originaire de Hadda Daoueni, « mon seul but était de venir vérifier l'information de mes propres yeux et de pouvoir si possible emporter quelques litres à la maison et montrer aux gens du village ».
Ce qui est sur, ce produit dont on ignore encore la nature possède une couleur ressemblant à de l'essence avec une odeur d'un produit combustible, mais en même temps il est combustible et selon les responsables des hydrocarbures à Anjouan, il faut s'en méfier car il pourrait être dangereux.
Pour s'enquérir de la situation, plusieurs personnalités ont visité les lieux, notamment le directeur de cabinet à la présidence de l'Union chargé de la défense et des ministres du gouvernement de l'ile. Ce dernier, par la voix de son ministre chargé des hydrocarbures, Fadhuili Ahamed, vient de prendre des mesures afin d'éviter tout danger à la population. On a lancé le message haut et fort aux personnes qui se sont procuré le produit de faire usage de le faire couler ou l'expédier à Comores Hydrocarbure en attendant les premiers résultats des analyses qui seront donnés par un laboratoire de Madagascar.
En fait le produit a été expédié dans des pays de la région notamment Madagascar pour des analyses. Les autorités attendent ces résultats mais toutefois on mène une sensibilisation de la population contre l'usage de ce produit qui peut s'avérer nocif.
Ici la population reste dans l'attente, espérant une bonne nouvelle et l'on parle d'un manque à gagner énorme. Mais rappelons que ce n'est pas la première fois qu'une telle découverte est constatée dans l'ile. Un témoin raconte qu'aux années soixante dix pendant l'époque coloniale, des maçons entrain de creuser des citernes à l'hôtel Al Amal à Mutsamudu, avaient découvert des traces d'un produit dont ces derniers ignoraient l'origine, et on a attendu encore près de quinze ans, dans les années quatre vingt, pour constater un phénomène similaire, lorsqu'on construisait la route de Chandra dans la cuvette menant Mutsamudu.
Des employés ont fait à nouveau la découverte et cette fois-ci c'est à Chandra, l'annonce a été félicitée par une forte population, le président à l'époque Ahmed Abdallah Abdérémane a seulement dit que « c'est du cinéma », il a même autorisé l'armée d'aller cimenter cette partie où l'on avait découvert ce liquide, le chef de l'Etat n'ayant pas pris au sérieux la découverte et les choses se sont passées comme ça.
Toutefois à la même époque à Ongoju dans la région de Niyoumakélé d'autres personnes disaient avoir trouvé de l'or mais à nouveau, Ahmed Abdallah n'y a pas cru. Ici on préfère n'exclure aucune hypothèse, car le sous sol de l'archipel peut bien cacher des richesses insoupçonnées, mais c'est la volonté qui manque pour l'exploration scientifique, dit-on.
A Domoni, des maçons en train de creuser des W.C ont découvert dans le sous sol un passage comme un couloir qui va jusqu'à quatre mètres. Ce mardi une personne qui travaille au CNDRS [Centre national de documentation et de recherche scientifique] est venu constater cette ancienne maison sous sol mais il prévoit de continuer ses travaux toujours dans cette même semaine.
Agence comorienne de presse (HZK-Presse
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