Le président Abdouloihabi au pays de Salif Keita
9 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores
Le chef de l’exécutif de Ngazidja, Mohamed Abdouloihabi, devait quitter Moroni mardi pour Bamako. Selon un de ses ministres, il devra participer à diverses festivités de la communauté des albinos
du Mali.
« En Afrique de l’Ouest, les albinos font l’objet d’une discrimination et sont souvent considérés comme des intrus qui charrient la poisse et le malheur. La présence du président Abdouloihabi contribuera peut-être à changer le regard que l’on a souvent sur eux » nous a dit le même ministre.
Près des Comores, en Tanzanie précisément, les albinos frôlent chaque jour la mort. En effet, la légende populaire accorde à leurs organes des facultés thérapeutiques. Et on a assisté, ces derniers temps, à des scènes de tuerie contre les albinos.
L’arrivée au pouvoir de Mohamed Abdouloihabi, qui n’a aucun complexe vis-à-vis de sa pigmentation, a réussi à donner une autre image des albinos, pas toujours intégrés dans la société comorienne, bien qu’ils ne fassent pas l’objet d’une discrimination particulière ;
Dans ses meetings électoraux, M. Abdouloihabi prenait même un malin plaisir à mettre en avant sa couleur de peau pour amuser la galerie. « Vous n’allez pas préférer le Shiyi au Shéma » disait-il, déclenchant ainsi le fou rire de l’assistance. En comorien, l’albinos est appelé généralement « Shema ».
« En Afrique de l’Ouest, les albinos font l’objet d’une discrimination et sont souvent considérés comme des intrus qui charrient la poisse et le malheur. La présence du président Abdouloihabi contribuera peut-être à changer le regard que l’on a souvent sur eux » nous a dit le même ministre.
Près des Comores, en Tanzanie précisément, les albinos frôlent chaque jour la mort. En effet, la légende populaire accorde à leurs organes des facultés thérapeutiques. Et on a assisté, ces derniers temps, à des scènes de tuerie contre les albinos.
L’arrivée au pouvoir de Mohamed Abdouloihabi, qui n’a aucun complexe vis-à-vis de sa pigmentation, a réussi à donner une autre image des albinos, pas toujours intégrés dans la société comorienne, bien qu’ils ne fassent pas l’objet d’une discrimination particulière ;
Dans ses meetings électoraux, M. Abdouloihabi prenait même un malin plaisir à mettre en avant sa couleur de peau pour amuser la galerie. « Vous n’allez pas préférer le Shiyi au Shéma » disait-il, déclenchant ainsi le fou rire de l’assistance. En comorien, l’albinos est appelé généralement « Shema ».
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