Selon le ministre Chabouhane qui est du voyage, la délégation compte tout d'abord mener des entretiens avec la communauté mohélienne sans exclure personne notamment ceux qui occupent des hautes fonctions dans les diverses instances de l'Union. ''Dans ce combat, les enfants de Mohéli doivent se parler et se souder'', a-t-il ajouté.
Au cours de leur séjour moronien, ils envisagent aussi, à en croire notre interlocuteur, de rencontrer la classe politique des autres îles pour leur sensibiliser sur ''la cause mohélienne'' et de leur refus de voir se tenir une révision constitutionnelle avant qu'un Mohélien ne soit à son tour installé à Beit Salam. La communauté internationale parrain des accords de Fomboni et de la constitution sera aussi saisie par le biais des représentations diplomatiques accréditées aux Comores. Le ministre des transports de l'île nous a affirmé, pour conclure notre bref entretien, qu'ils vont chercher à Moroni les voies et moyens de pouvoir faire le voyage d'Addis Abbeba et Pretoria.
Pendant ce temps dans l'île, la population pourtant très attachée à mai 2010, semble de moins en moins attentive aux chimères des éléments d'une classe politique mohélienne dont beaucoup veulent faire peau neuve à l'occasion de cette histoire révision constitutionnelle. La réflexion de ce jeune chômeur en dit long sur l'état d'esprit du mohélien moyen : ''Les hommes politiques de cette île ignorent les noms des deux gars qui ont tombé sous les balles à l'époque de l'Embargo. Ils ne savent même pas où ils sont enterrés. Alors si ils veulent qu'on descende dans la rue cette fois-ci, chacun des candidats à la présidentielle de l'Union doit casser personnellement une caisse de vote. Nous autres enfants de Dieu, on va se charger de la casse des autres''.
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