Pénurie de carburant : rien n’est réglé
9 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores
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Depuis la rupture du contrat qui liait la société comorienne des hydrocarbures et la compagnie pétrolière française, Total, en avril 2008, les Comores restent toujours menacées de pénurie de carburants. Fin janvier, les automobilistes de la Grande-Comore ont été surpris pendant trois jours, pour la deuxième fois depuis la grande crise de l’été.
Comme nous l’avions prédit dans notre édition du 10 novembre 2008, « on est pas encore sorti de l’auberge. » Une menace de pénurie des produits pétroliers pèse toujours sur le pays depuis le
départ inattendu de Total qui avait livré sa dernière commande aux Comores, le 11 avril 2008, et touché la somme de 2 milliards de francs comoriens.
Jusqu’à présent, les responsables de la compagnie nationale des hydrocarbures, qui avait promis l’arrivée d’une société iranienne, n’ont pas réussi à signer avec un autre fournisseur permanent.
Et cela place toute la population comorienne et surtout le secteur économique dans une situation de précarité. Ils vivent au bon vouloir des spéculateurs, malgré la baisse continue des cours du
pétrole dans les marchés mondiaux.
Cette situation risque de durer encore longtemps, car la compagnie iranienne ne viendra pas et que Metro Petroleum, le pétrolier américain, refuse de concrétiser son contrat signé en septembre
2008 avec Comores Hydrocarbures, tant qu’une banque de première classe ne se portera pas caution.
Pour répondre aux besoins du pays en produits pétroliers, notre compagnie nationale doit se contenter des dépannages par différentes sociétés : Metro pétroleum, Enoc, Adaxe Bunkéring…
Justement c’est cette dernière, basée à Nairobi, qui a permis au pays de ne pas sombrer dans une troisième crise fin janvier. Elle a livré à Comores hydrocarbures, par l’intermédiaire du bateau
Ankel Jade, une cargaison de 300,41 Mt (500 000 litres) d’essence, 1.240 Mt (1 700 000 litres) de gasoil et 1.537,780 Mt (2 000 0000) de jet en provenance des Seychelles. Selon Comores
Hydrocarbures, cette livraison devrait tenir le pays pour « 45 jours », mais en réalité elle ne correspond qu’à environ deux semaines d’approvisionnement. En fait, il faudrait le triple pour
remplir les citernes de Moroni qui ont une capacité de stockage d’1 500 000 litre d’essence et d’environ 3 millions de litres de gasoil.
Ali Mmadi/Albalad/09/02/2009
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