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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

La diaspora comorienne à l'Elysée: Les positions sont figées

19 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores

Une réunion d’échanges s’est tenue le mercredi 11 février à l’Élysée entre une forte délégation de la diaspora comorienne et le cabinet de l’Élysée au sujet de la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte. La délégation comorienne a réaffirmé que ‘‘Mayotte est une île de l’archipel des Comores au même titre qu’Anjouan, Mohéli et la Grande Comores’’, position justifiée par ‘‘les filiations entre Mayotte et les autres îles’’, et ‘‘la position des instances internationales’’ notamment ‘‘l’Union Africaine, la Ligue arabe et les Nations unies, qui ont admis les Comores en leur sein par la résolution du 12 novembre 1975’’.

Elle a réaffirmé son ‘‘opposition au référendum de fin mars sur la départementalisation de Mayotte compte tenu, de l’ancrage de Mayotte aux Comores et du manque d’information à la population Mahoraise quant aux tenants et aboutissants de la départementalisation’’. Elle verse dans son argumentaire le fait que ‘‘l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine ont condamné à l’unanimité l’organisation du référendum et exigé l’arrêt immédiat de ce processus’’.

Le seul point à l’ordre du jour : la départementalisation de Mayotte. La délégation comorienne a réaffirmé que ‘‘Mayotte est une île de l’archipel des Comores au même titre qu’Anjouan, Mohéli et la Grande Comores’’, position justifiée par ‘‘les filiations entre Mayotte et les autres îles’’, et ‘‘la position des instances internationales’’ notamment ‘‘l’Union Africaine, la Ligue arabe et les Nations unies, qui ont admis les Comores en leur sein par la résolution du 12 novembre 1975’’.

La délégation de la diaspora a aussi rappelé que ‘‘le droit interne français a toujours considéré les quatre îles de l’archipel des Comores comme formant un territoire unique’’ en se référant au ‘‘premier décret de septembre 1889’’. Selon elle, ‘‘l’unité politique et administrative de l’archipel des Comores n’a été remise en cause par aucun texte, malgré la multiplicité des dispositions intervenues au sujet des Comores’’.

La délégation comorienne, ferme sur ses positions, considère que la présence française à Mayotte ‘‘reste illégale et demeure un facteur important de déstabilisation des Comores, qui subit de plein fouet une crise politique et institutionnelle’’.

Elle a réaffirmé son ‘‘opposition au référendum de fin mars sur la départementalisation de Mayotte compte tenu, de l’ancrage de Mayotte aux Comores et du manque d’information à la population Mahoraise quant aux tenants et aboutissants de la départementalisation’’. Elle verse dans son argumentaire le fait que ‘‘l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine ont condamné à l’unanimité l’organisation du référendum et exigé l’arrêt immédiat de ce processus’’.

La délégation de la diaspora a démontré que ‘‘les conséquences de la politique française à Mayotte sont nombreuses. On ne peut ignorer, au premier chef, la tragique question de l’immigration, à tel point que l’île de Mayotte est qualifiée aujourd’hui de zone de non droit’’.

Entre autre argument développé par la délégation de la diaspora comorienne, ‘‘la crise née de la partition, avec un visa qui sépare administrativement de Mayotte les familles comoriennes’’. Ce visa qui a pour conséquences entre 6000 et 10000 morts depuis 1995.

La diaspora a proposé en un premier temps ‘‘le report d’une durée à déterminer d’un minimum de 3 ans du référendum sur la départementalisation de Mayotte’’ en optant pour ‘‘l’organisation d’une conférence internationale inter îles avec Mayotte comme partie intégrante organisée par l’Etat comorien et la diaspora franco-comorienne’’.

Cette réunion ‘‘servira de rame de lancement de tout un processus de travail en commun entre les groupes de réflexion pour une solution commune entre les quatre îles de l’Archipel’’ et la finalité de cette conférence serait ‘‘d’élaborer un programme de développement socio-économique en partenariat avec la France pour les quatre îles de l’Archipel des Comores’’, qui s’appuierait ‘‘sur les compétences présentes dans la diaspora comorienne’’.

La réponse du conseiller technique de la présidence de la République française, Rémi Maréchaux, se base sur la fait que ‘‘le référendum sur la départementalisation de Mayotte est l’aboutissement d’un processus ancien’’, ajoutant ‘‘s’être étonné de l’intérêt tardif des autorités comoriennes et de la diaspora sur le sujet’’. Selon lui, ‘‘les Mahorais ont manifesté sans ambiguïté leur désir de rester français et de ne pas être rattachés aux 3 autres îles des Comores’’.

Selon lui, ‘‘le référendum sur la départementalisation de Mayotte est l’aboutissement d’un long processus public commencé en 2001’’, insistant sur le fait que ‘‘le Président Sarkozy a pris des engagements vis-à-vis des Mahorais alors qu’il était candidat à la présidentielle’’, concluant que ‘‘un report du référendum n’est donc pas envisageable’’ parce que ‘‘une décision de report supposerait en outre la révision de plusieurs textes législatifs’’.

Selon lui ‘‘le Gthn doit négocier un accord visant à organiser les relations et de voisinage et favoriser un développement commun autour de plusieurs axes : la mise en place d’un espace de libre échange, la circulation des personnes pour permettre aux Comoriens de venir à Mayotte mais de ne pas s’y établir, etc.), la coopération régionale.

Si la partie comorienne a beaucoup insisté que le référendum du 29 mars 2009 soit reporté, les deux parties sont restées chacune sur leurs positions, tout en convergeant sur la nécessité de poursuivre l’effort de coopération et de partenariat entre les deux Etats, Comores et France.

Les deux parties ont recommandé qu’une autre rencontre devant associer la Diaspora et des représentants d’associations mahoraises de métropole puisse avoir lieu dans les plus brefs délais.


Compte rendu de Ahmed Ali Amir

Les membres de la délégation comorienne :
Ali Haribou : Ancien fonctionnaire international de l’Onu Fao, président du comité des experts franco-comorien, Badoro Issimaila: militaire retraité, fonctionnaire au ministère de l’équipement, porte parole des notables, Ibrahim Hissani : ancien député et ancien ministre, Salim Hassan Ahmed : président du Hcfc, secrétaire général de l’Udr, Mustapha Abdouraouf : Porte parole du Caac-Comores, Mohamed Chanfiou B. Charanf : Ingénieur électricien, délégué du mouvement Wangazidja, Mourchidi Djabiri, ingénieur en Eco insertion, doctorant en sociologie, président régional du haut conseil au Havre, Saïd Mchangama : président du conseil comorien de France, chef d’entreprise dans les Bouches du Rhône, Djamal Mhoudine : conseiller municipal, conseiller communautaire de La Courneuve, Darchari Mikidache : inspecteur des impôts, économiste, président du Cercle des économistes et des experts comoriens de tous horizons (Ceec), Sophie Mostefi : consultante en communication et marketing orienté high-tech et international, membre du comité des experts comoriens, Ali Saïd Ridjali, ingénieur de réseaux et de Télécommunications, consultant indépendant. Mohamed Abdel Aziz Riziki : Ecrivain, membre du comité des experts comoriens, Malika Salim : fonctionnaire au conseil d’état, conseillère municipale de Choisy le roi, Samir Ibrahim : technicien en communication, responsable du site Comores4, Mohamed Toihir : Fonctionnaire et responsable du haut conseil du Val d’Oise.
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