Il a qualifié ce projet de "démarche unilatérale de révision constitutionnelle du président Sambi".
Le président grand-comorien a, par conséquent, fait part de son intention de ne pas mettre en place la commission électorale insulaire comme le recommande le décret du chef de l'Etat invitant aux urnes le corps électoral le 22 mars prochain.
M. Abdouloihabi n'a pas, non plus, nommé les deux représentants de son gouvernement à la Commission électorale nationale indépendante, bloquant ainsi le fonctionnement de cette institution.
"Le décret qui convoque le corps électoral est juridiquement entaché d'illégalité", a-t-il dénoncé dans son message à M. Madeira, s'interrogeant sur "la rigueur de la démarche et les buts recherchés".
Visiblement mécontent de la posture de l'envoyé spécial de l'UA, le président de la Grande-Comore a écrit : "vous avez choisi de ne pas gêner les options du président de l'Union des Comores et de ne pas vous attarder sur mes contre- propositions".
M. Abdouloihabi a, enfin, appelé l'émissaire africain à "réagir pour espérer sauver ce qui peut l'être et canaliser la grogne qui se ressent dans l'opinion", prévenant que celle-ci pourrait "ne pas être maîtrisable".
A noter que le président de l'île autonome de Mohéli, Mohamed Ali Saïd, est tout aussi opposé à la révision constitutionnelle, craignant que la démarche mette fin à la présidence tournante de l'Union des Comores dont le tour doit revenir à l'île de Mohéli en mai 2010.
Moroni - 18/02/2009
Source:Pana
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