Comores: Fmi : les perspectives des négociations du programme Frpc
L’équipe du service du fonds monétaire international a passé en revue les résultats enregistrées dans le cadre du programme appuyé par les ressources du Fmi eu titre de l’assistance d’urgence post-conflit (Aupc). Le Fmi relève la détérioration de la conjoncture économique et financière mondiale, concluant que le taux de croissance du PIB réel n’aura que modestement progressé pour atteindre ‘’1% en 2008, comparé au 0,5% de 2007’’. La mission note également qu’en matière de recette, ‘’les objectifs ont été largement atteint’’ et la masse salariale plus au moins maîtrisée. Le Fmi note également ‘’un déficit primaire qui s’est creusé à 2,7% du Pib’’, provoqué par ‘’une facture énergétique en forte augmentation’’ et ‘’des dépenses ponctuelles de sécurité liées à l’opération militaire d’Anjouan’’.
L’équipe du service du fonds monétaire international a passé en revue les résultats enregistrées dans le cadre du programme appuyé par les ressources du Fmi eu titre de l’assistance d’urgence post-conflit (Aupc). Il enregistre un taux de croissance du Pib qui a modestement progressé pour atteindre “1% en 2008, comparé au 0,5% de 2007”. La mission note également qu’en matière de recette, “les objectifs ont été largement atteint’’ et la masse salariale plus au moins maîtrisée. Le Fmi note “un déficit primaire qui s’est creusé à 2,7% du Pib”, provoqué par “une facture énergétique en forte augmentation” et “des dépenses ponctuelles de sécurité liées à l’opération militaire d’Anjouan”.
Le chef de mission du Fmi, Mbuyamu Matungulu, a tenu une conférence de presse à l’hôtel Itsandra, pour présenter à la presse un état des lieux de la mise en œuvre du mémorandum des engagements pris par les Comores en novembre 2008 ainsi qu’une évaluation de l’exécution du protocole d’accord technique. Ce protocole précis définit les “indicateurs quantitatifs” et les “repères structurels” qui permettront d’assurer le suivi de l’exécution du programme appuyé par le Fmi au titre de l’Assistance d’Urgence Post-Conflit (Aupc),
Cette conférence s’est tenue après le long séjour – du 7 au 17 mars – de l’équipe du service du Fonds monétaire international. La mission a passé en revue les résultats enregistrés dans le cadre du programme appuyé par les ressources du Fmi au titre de l’assistance d’urgence post-conflit (Aupc). Une évaluation des perspectives des négociations d’un nouvel accord au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance a été au centre des discussions.
La mission a rencontré le président Sambi et le ministres des Finances de l’Union, les président des entités autonomes et leurs ministres des Finances, le vice gouverneur de la Banque centrale, ainsi que des représentants du secteur privé, de la société civile et de la communauté des bailleurs de fonds.
En tenant compte de la détérioration de la conjoncture économique et financière mondiale, le taux de croissance du Pib réel n’aura que modestement progressé pour atteindre “1% en 2008, comparé au 0,5% de 2007”. Ce taux de croissance est soutenu par “l’agriculture de subsistance, les travaux financés par les bailleurs de fonds et l’activité de construction du secteur privé”.
Recettes : objectifs atteints
L’inflation moyenne est contenue à 5%. Le Fmi souligne que “la poussée des importations a pour effet de creuser le déficit extérieur courant à 9,4%, contre 6 ,7% en 2007”, alors que paradoxalement “le pays enregistre une augmentation des fonds transférés par les travailleurs résidant à l’étranger qui avoisinent les 30% du Pib”. Un chiffre qui diffère des prévisions du Fonds qui prévoient en 2009 une chute des transferts qui risquent de tomber à 16% du Pib.
En matière de recettes, “les objectifs ont été largement atteints” et la masse salariale plus ou moins maîtrisée. Le Fmi note “un déficit primaire qui s’est creusé à 2,7% du Pib”, provoqué par “une facture énergétique en forte augmentation” et “des dépenses ponctuelles de sécurité liées à l’opération militaire d’Anjouan”. Le Fmi met en garde les départements ministériels contre les retards administratifs qui empêchent les décaissements de l’aide extérieure d’atteindre les objectifs du programme, entraînant les arriérés intérieurs nets cumulés qui ont atteint 1,7% du Pib contre un objectif de 0,5%.
Sur les mesures contenues dans le programme de réformes structurelles, l’on notre qu’aucun ajustement n’a été opéré dans le cadre des prix des hydrocarbures, depuis novembre alors que le marché enregistre un repli net des cours mondiaux du pétrole. Un reproche que les hydrocarbures doivent rectifier au plus vite.
Le chef de mission du Fmi, Mbuyamu Matungulu, relève avec satisfaction, “le fonctionnement normal du comité budgétaire” mais aussi “l’informatisation du ficher de la solde de la fonction publique”, espérant que “la réforme va s’étendre à toutes les instances de la fonction publique régionale”.
Risques
Le gouvernement comorien, à travers le ministre des Finances Mohamed Ali, reconnaît que “la mise en œuvre d’un programme Frpc exigera des progrès importants dans la correction des principales faiblesses liées à la gestion des dépenses publiques et de la situation des arriérés de paiement extérieurs du pays”.
Les risques qui pèsent sur l’économie comorienne, se situent au niveau d’abord politique, dans la poursuite, dans un climat apaisé du processus de réconciliation nationale, mais aussi dans la réussite du renforcement des capacités. Ces deux éléments permettront de dégager un vaste consensus sur les réformes vitales, sur la réforme des entreprises publiques pour engager l’économie sur la voie de la croissance forte et soutenue.
La Ma-mwe, la société de l’eau et de l’énergie l’un des secteurs clés de l’économie, est sommée de “se restructurer” pour répondre à une demande de plus en plus forte correspondant à l’offre d’investissement, hôtelier en particulier.
Ahmed Ali Amir
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