Le Président de la République a prononcé en langue nationale l'allocution dont voici la traduction :
République amie de Tanzanie ;
Distingués Membre de la délégation tanzanienne ;
Honorables Ulémas ;
Mesdames et Messieurs ;
Honorable assistance.
En pareil jour, je ne dois livrer que deux messages, l'un à l'adresse de mon frère Jakaya Mrisho KIKWETE, Président de la République Unie de Tanzanie et à sa délégation et le second à l'adresse de la population comorienne.
Excellence Monsieur le Président,
Je voudrais, en mon nom personnel et au nom de tous les comoriens d'hier, d'aujourd'hui et de demain, vous dire que nous ne vous oublierons jamais.
A aucun moment, nous n'oublierons cette époque où notre pays a failli se disloquer et où vous nous avez apporté, aux Comores, la paix et la sécurité.
L'Histoire écrira en encre d'or sur des pages en argent que l'Etat comorien, victime de ses ennemis, a failli disparaître mais que des amis ont décidé de l'aider à renaître.
Ce pays est aujourd'hui heureux de vivre et son président peut parler en son nom à l'extérieur.
Aujourd'hui, après la paix, les comoriens attendent de la Tanzanie de l'aide économique car elle en a les moyens et l'expérience.
Nos deux gouvernements se sont rencontrés et j'espère que les programmes qu'ils ont élaborés seront appliqués.
Monsieur le Président, le message que je vous livre se lit sur tous les visages de tous les comoriens : merci, « shukran, msotra, ahsante sana »
Je voudrais ensuite m'adresser aux comoriens.
Mes chers compatriotes, dotés d'intelligence, capables d'observer et de comprendre le langage dans lequel Dieu parle à ses créatures : la visite de hautes personnalités dans notre pays est un message que Dieu vous envoie.
En effet depuis l'accession de notre pays à l'indépendance, c'est la troisième fois qu'il est honoré par une visite officielle d'un Chef d'Etat : celle du Président français, François Mitterrand et, il y a peu de temps seulement, celle du Président iranien.
Aujourd'hui, c'est un ami, un frère et un voisin qui est venu nous rendre visite.
Si le Président Yasser Arafat est venu dans notre pays c'est en tant leader d'un mouvement de libération. Si le Président Thabo MBEKI d'Afrique du Sud est venu dans notre pays c'est dans le cadre d'une visite de travail.
Ainsi, aujourd'hui, l'accueil, en un court laps de temps deux Chef d'Etat, est la preuve que les Comores ont une bonne odeur à l'extérieur et c'est le signe que la paix, la sécurité et la stabilité, qui sont notre plus grande richesse, s'installent dans notre pays.
Nous devons alors nous réjouir de constater que des frères dont les tanzaniens, sont aujourd'hui disposés nous aider.
Je voudrais à ce stade de mon propos, dire au Président de la Tanzanie qu'il est des nôtres, un ami, un frère, un voisin.
Avant de terminer, je voudrais renouveler nos remerciements à l'Union Africaine qui a donné l'aval au Président tanzanien pour qu'il vienne aider à la libération de l'île d'Anjouan.
Avant de céder la parole à mon frère, je voudrais le remercier d'avoir été, récemment encore, à Addis-Abeba, parmi les dirigeants africains qui ont condamné le référendum organisé à Mayotte.
Au nom de tous les comoriens nous remercions l'Union Africaine et tous les pays membre de notre organisation continentale, qui ne nous abandonnent jamais quand on veut amputer notre pays d'une partie de son territoire, Mayotte.
Merci, merci et merci
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