CLICANOO.COM | Publié le 28 mars 2009
Condamnation de l'Union Africaine
La Constitution de l'Union des Comores indique d'ailleurs que le pays est composé quatre îles : Anjouan, Mohéli, Grande-Comore et Mayotte. Cette dernière est restée française lorsque les trois autres accédaient à l'indépendance en 1975. Au fil des années, elle est devenue un eldorado dans la région, attirant les clandestins, dont de nombreux Comoriens qui risquent leur vie en tentant de rejoindre l'île à bord d'embarcations surchargées. Face au refus du gouvernement français d'ajourner le référendum, le gouvernement des Comores a prévenu qu'il ne tiendrait aucun compte de la consultation. “Mon pays considère d'ores et déjà comme étant nulle et non avenue toute consultation qui serait organisée dans le cadre de la départementalisation de l'île comorienne de Mayotte”, avait déclaré le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, à la tribune de la dernière assemblée générale des Nations unies. Le chef d'Etat comorien s'appuie sur la position constante de l'Union africaine, qui reconnaît la souveraineté de Moroni sur Mayotte et juge que l'île est “occupée par une puissance étrangère”. Début février, l'UA a réitéré sa position en condamnant fermement l'organisation du référendum. L'UA “condamne l'organisation, le 29 mars 2009, d'un référendum sur la départementalisation de l'île comorienne de Mayotte et exige l'arrêt immédiat de ce processus”, selon une décision de l'organisation continentale adoptée lors de son dernier sommet de chefs d'Etat et de gouvernements
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