Comores: Mohéli, les esprits chauffent à Hoani
Les cinq quartiers de Hoani sont encore une fois en guéguerre. A l’origine, des habitants de Ngamarumbo ont été refoulés de la plage de Hakodini où ils ramassaient du sable, par ceux de Nyambo qui
entendent désormais imposer une taxe afin de leur permettre de construire une digue. La pose de la première pierre a été faite le premier mars de cette année par le président de l’île qui, selon
les dires des villageois, leur avait donné l’autorisation de taxer non seulement le sable mais aussi de récupérer la taxe au lieu et place de la mairie sur les passagers empruntant quotidiennement
les Kwasas pour se rendre à Shindini à Ngazidja. En guise de représailles, Ngamarumbo qui vit sur les hauteurs où passe la conduite qui alimente l’ensemble du village en eau, a fermé la vanne
privant non seulement Nyambo de la précieuse ressource, mais aussi, les quartiers de Mitreni, Mdjanga et Badjanani.
La mairie, privée de ses deux principales ressources, est en désaccord avec les volontés de Nyambo. Et les vieux démons de surgir dans un quartier où la population est originaire de Mayotte. La tentative du gouvernement de l’île par l’intermédiaire de son ministre de l’Intérieur de ramener les habitants de Nyambo à être plus conciliants a tourné court ; des dizaines de femmes ayant envahi dans l’après midi du mardi 31 mars la place publique où le ministre Ben Cheikh Achiraf tentait de ramener la concorde auprès de cette communauté prompte à s’enflammer, pour mettre fin à une réunion susceptible de mettre fin à leur chantier de construction de la digue.
L’affaire démontre encore une fois, si besoin est, la faillite dans notre pays d’un Etat qui n’est plus propriétaire de rien d’un Etat qui crée des communes sans leur doter des moyens d’existence, et enfin d’un Etat qui n’arrive pas à s’imposer contre les volontés des communautés ces dernières se substituent de jour en jour à l’ Etat qui de jour en jour démissionne de ses responsabilités laissant derrière lui des conflits entre communautés . Dans cette même après midi du mardi 31 mars, une grande réunion regroupant tous les cadres des cinq quartiers a eu lieu. Elle a juste permis de constater les divergences et de régler quelques vieux comptes.
La logique des choses aurait consisté à mettre tout ce beau monde d’accord pour arrêter définitivement l’extraction du sable qui favorise la montée des eaux marines dans le village et recourir à des méthodes écologiques comme l’enrochement ou la replantation de la mangrove au lieu et place d’une digue coûteuse et qui de surcroît porte atteinte à la beauté des lieux. Pour ce qui est des fameux kwasas responsables annuellement des dizaines de pertes humaines et qui font l’objet d’une interdiction gouvernementale, il semble peu logique de chercher à en tirer des taxes et pire à se chamailler.
Finalement dans la matinée du 1er avril, et ce n’est pas un poisson d’avril, Ngwamarumbo a remis l’eau dans tous les quartiers sauf à Nyambo et le problème reste entier.
Riziki
La mairie, privée de ses deux principales ressources, est en désaccord avec les volontés de Nyambo. Et les vieux démons de surgir dans un quartier où la population est originaire de Mayotte. La tentative du gouvernement de l’île par l’intermédiaire de son ministre de l’Intérieur de ramener les habitants de Nyambo à être plus conciliants a tourné court ; des dizaines de femmes ayant envahi dans l’après midi du mardi 31 mars la place publique où le ministre Ben Cheikh Achiraf tentait de ramener la concorde auprès de cette communauté prompte à s’enflammer, pour mettre fin à une réunion susceptible de mettre fin à leur chantier de construction de la digue.
L’affaire démontre encore une fois, si besoin est, la faillite dans notre pays d’un Etat qui n’est plus propriétaire de rien d’un Etat qui crée des communes sans leur doter des moyens d’existence, et enfin d’un Etat qui n’arrive pas à s’imposer contre les volontés des communautés ces dernières se substituent de jour en jour à l’ Etat qui de jour en jour démissionne de ses responsabilités laissant derrière lui des conflits entre communautés . Dans cette même après midi du mardi 31 mars, une grande réunion regroupant tous les cadres des cinq quartiers a eu lieu. Elle a juste permis de constater les divergences et de régler quelques vieux comptes.
La logique des choses aurait consisté à mettre tout ce beau monde d’accord pour arrêter définitivement l’extraction du sable qui favorise la montée des eaux marines dans le village et recourir à des méthodes écologiques comme l’enrochement ou la replantation de la mangrove au lieu et place d’une digue coûteuse et qui de surcroît porte atteinte à la beauté des lieux. Pour ce qui est des fameux kwasas responsables annuellement des dizaines de pertes humaines et qui font l’objet d’une interdiction gouvernementale, il semble peu logique de chercher à en tirer des taxes et pire à se chamailler.
Finalement dans la matinée du 1er avril, et ce n’est pas un poisson d’avril, Ngwamarumbo a remis l’eau dans tous les quartiers sauf à Nyambo et le problème reste entier.
Riziki
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