« L'enrobé est pris en sandwich entre les eaux de pluie et la canalisation souterraine. Le canal qui devait conduire les eaux usées venant du petit marché est très vétuste et inadapté. Il est bouché et son toit a cédé », explique Awame Mohamed Issa, chef de chantier à l'entreprise EGT, attributaire du marché des travaux routiers de Moroni, réalisés en enrobé [projet cofinancé par la Lybie (don de bitume) et le gouvernement comorien].
Les enrobés sont fabriqués par une centrale d'enrobage (ou poste d'enrobage), à froid ou à chaud, comme c'est le cas aux Comores [EGT ayant racheté la centrale utilisée par une société chinoise pour les travaux d'extension de l'aéroport].
Les techniciens du département des travaux publics ont fait aussi le constat. Cela fait moins de 5 mois que cette route est construite et les premier dégâts ont fait leur apparition. A l'EGT, cette société comorienne spécialisée dans le secteur du bâtiment et travaux publics, qui a eu à travailler au coté d'une entreprise chinoise pour le revêtement des routes, on pense déjà à l'entretien.
« Nous allons reprendre le travail en enlevant la partie endommagé. Il va falloir refaire le canal pour faciliter le passage des eaux. Mais il faut un peu de civisme de la part de la population en évitant d'y jeter des ordures », se désole Awame face à ces aléas de la nature. Le travail de cette entreprise s'annonce encore difficile et long car le tronçon de Badjanani n'est pas le seul dans cette situation. D'autres routes sont menacées par la force imprévisible des pluies diluviennes.
La stagnation des eaux en face des Ets Nassib n'est pas encore résolue, compliquant toujours le trafic pendant la période des pluies. Dans le quartier Hadoudja aussi l'eau continue de stagner deux jours après la pluie. « A côté de Nassib, la situation est préoccupante car si rien n'est fait l'enrobé va subir des dommages considérables. On avait construit un canal pour évacuer l'eau mais les riverains l'ont bouché. Il faut donc reconstruire une tranchée tout entière », continue le conducteur de travaux de la société.
Les pluies ne détruisent pas seulement les routes. Elles empêchent la construction de la nouvelle chaussée. Après un consensus retrouvé entre l'Etat et la société EGT pour reprendre les travaux, la pluie devient un élément perturbateur. Après un long temps d'arrêt les travaux ont repris dans l'espoir que la pluie ne viendra pas tout stopper. « On a revêtu la route du boulevard menant à l'hôtel Le Moroni jusqu'à l'ambassade de Libye. On voulait faire l'autre sens de la route quant la pluie s'est interposée », regrette Awame Mohame Issa.
Si le climat le permet, les travaux vont commencer en fin de semaine. Après le boulevard Le Moroni, le chantier va se déplacer sur le tronçon Zilimadjou – Gobadjou. L'équipe EGT est attendue aussi dans les prochains jours à Mbouéni en face au collège où la situation est pénible pour les automobilistes à cause de la stagnation des eaux. La route de Ndridini est aussi dans la feuille de route des chantiers des travaux publics. Il va s'agir de réparer ce tronçon pour désengorger le centre-ville, saturé dans les heures de pointe.
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
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