Sambi, Mohéli et la communauté internationale
11 Avril 2009 , Rédigé par aimons les comores
Que pense la communauté internationale du projet de révision constitutionnelle du chef de l'Etat ? Cette
question, combien de Comoriens ne se l'ont-ils pas posée. Légitime question quand on sait l'attachement proclamé de ce « machin » au droit et aux principes. Selon des sources dignes de foi, le
président tanzanien Kikwete, en visite récemment à Moroni, ne s'est pas privé de mettre en garde le président Sambi contre toute tentative de jouer les prolongations à
Beit-salam. Et non content de la réponse de son interlocuteur, toujours prêt à sortir des justifications parfois tirées par les cheveux, Kikwete a fait part au public, à Mohéli, de la position
officielle de l'Union Africaine, dont il était le président sortant : pas de prolongation de mandat du président de l'Union au-delà de 2010.
L'argument du président tanzanien est imparable : S'il a accepté de fournir des soldats à Sambi en mars 2008, c'est pour déloger un président qui, malgré la fin de son mandat, a refusé de partir et a tenté de s'accrocher au pouvoir. Ainsi, au risque de paraître « ridicule » et illogique aux yeux de la communauté internationale, il ne saurait aucunement cautionner une démarche similaire, quoi qu'aujourd'hui habillée d'un référendum dont on sait les résultats à l'avance.
La Francophonie vient de dépêcher un envoyé spécial à Moroni, en la personne du professeur André Salifou qui aurait, dit-on, transmis le même message de fermeté au président Sambi.
Hier, à Beit-salam, la délégation de Mohéli ne s'empêchait pas de déclarer à la presse que si la tournante ne tourne pas en 2010, l'île se détachera de la République. Rien de moins. Simple menace pour forcer la main de Sambi ou risque réel de balkanisation de l'archipel.
Selon l'argumentation d'un membre éminent de cette délégation, il suffira que le Non l'emporte à Mohéli (ce qui paraît sûr) et ils se saisiront de ce vote, comme Mayotte en 1974, pour prendre le large. « Les Anjouanais réussiront à vous tromper, vous les Grand-Comoriens, pas nous les Mohéliens » a-t-il ajouté, à l'adresse d'un groupe de journalistes (de Ngazidja). Propos très dur, à la limite raciste, mais qui en dit long sur le risque d'une résurgence de la crise séparatiste à Mohéli.
L'argument du président tanzanien est imparable : S'il a accepté de fournir des soldats à Sambi en mars 2008, c'est pour déloger un président qui, malgré la fin de son mandat, a refusé de partir et a tenté de s'accrocher au pouvoir. Ainsi, au risque de paraître « ridicule » et illogique aux yeux de la communauté internationale, il ne saurait aucunement cautionner une démarche similaire, quoi qu'aujourd'hui habillée d'un référendum dont on sait les résultats à l'avance.
La Francophonie vient de dépêcher un envoyé spécial à Moroni, en la personne du professeur André Salifou qui aurait, dit-on, transmis le même message de fermeté au président Sambi.
Hier, à Beit-salam, la délégation de Mohéli ne s'empêchait pas de déclarer à la presse que si la tournante ne tourne pas en 2010, l'île se détachera de la République. Rien de moins. Simple menace pour forcer la main de Sambi ou risque réel de balkanisation de l'archipel.
Selon l'argumentation d'un membre éminent de cette délégation, il suffira que le Non l'emporte à Mohéli (ce qui paraît sûr) et ils se saisiront de ce vote, comme Mayotte en 1974, pour prendre le large. « Les Anjouanais réussiront à vous tromper, vous les Grand-Comoriens, pas nous les Mohéliens » a-t-il ajouté, à l'adresse d'un groupe de journalistes (de Ngazidja). Propos très dur, à la limite raciste, mais qui en dit long sur le risque d'une résurgence de la crise séparatiste à Mohéli.
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