Dans une déclaration publiée dimanche à Moroni, les présidents des îles de Ngazidja et de Mohéli mettent en garde le chef de l'Etat contre toute tentative de jouer les prolongations et affirment leur « détermination à s'opposer au piétinement des principes fondateurs de la réconciliation nationale, notamment l'autonomie large des îles, la présidence tournante tous les quatre ans et l'alternance démocratique ».
En effet, les autorités de l'Union, en vue de réduire le coût et la fréquence des élections aux Comores, ont proposé de prolonger d'une année le mandat du chef de l'Etat pour tenir tous les scrutins (la présidentielle et les législatives) en 2011.
Cette proposition est d'autant plus rejetée par la majorité de la classe politique comorienne qu'elle prive l'île de Mohéli de la possibilité d'occuper la présidence tournante de l'Union en 2010 et contraint les chefs des exécutifs insulaires à réduire de deux, voire trois ans leurs mandats.
Une vingtaine de partis politiques, opposés à Sambi, ont publié dimanche une déclaration dans laquelle ils déplorent «l'entêtement du président de l'Union à vouloir proroger son mandat indéfiniment et ce, en foulant aux pieds les règles démocratiques de renouvellement des mandats électifs ».
Cette sortie intervient alors que le président Ahmed Abdallah Sambi s'apprête à annoncer le mercredi 15 avril la date du référendum constitutionnel, malgré l'absence d'un accord entre l'Union et les îles sur les modifications à apporter à la constitution actuelle de l'archipel.
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