Abdouloihabi et Ali Said prêts à quitter le pouvoir en 2010
16 Avril 2009 , Rédigé par aimons les comores
Radio-Mwali n’avait de cesse de répéter ces derniers temps que les présidents de Ngazidja et de Mohéli allaient annoncer ce mercredi 15 avril une « importante décision ». Et la rumeur avait repris
ses droits. Et bien, c’est fait depuis quelques heures. Devant un parterre de notables et de responsables politiques, réunis ce matin au Palais du Peuple, Mohamed Abdouloihabi a annoncé sa
disponibilité (ainsi que celle de son homologue de Mohéli) à quitter le pouvoir en 2010 pour permettre une harmonisation des élections dès la fin de la tournante en cours. Puis, il est parti à
Mohéli où, avec Mohamed Ali Said, ils ont redit la même chose aux Mohéliens.
Cette annonce prend de court le gouvernement de l’Union, l’oblige à rebattre ses cartes et à échafauder un nouveau plan d’attaque. Le discours de ce soir du chef de l’Etat est d’autant plus attendu qu’il ne peut pas ignorer cette nouvelle donne, c’est-à-dire cette proposition des exécutifs insulaires (excepté Anjouan) qui renvoient la balle dans le camp de Beit-salam.
Le président Sambi est devant trois dilemmes : convaincre son poulain Moussa Toybou de tirer, lui aussi, sa révérence en 2010 comme ses deux autres pairs (ce qui n’est pas gagné et certains disent même qu’il ne cherchera pas à le faire) ; ignorer la proposition des exécutifs de Ngazidja et de Mohéli et passer en force (il aura dévoilé sa véritable intention de prolonger son mandat) ; se résoudre à partir en 2010 en obligeant Toybou à se plier (au risque de se mettre à dos de nombreux Anjouanais proches de son camp).
Cette annonce prend de court le gouvernement de l’Union, l’oblige à rebattre ses cartes et à échafauder un nouveau plan d’attaque. Le discours de ce soir du chef de l’Etat est d’autant plus attendu qu’il ne peut pas ignorer cette nouvelle donne, c’est-à-dire cette proposition des exécutifs insulaires (excepté Anjouan) qui renvoient la balle dans le camp de Beit-salam.
Le président Sambi est devant trois dilemmes : convaincre son poulain Moussa Toybou de tirer, lui aussi, sa révérence en 2010 comme ses deux autres pairs (ce qui n’est pas gagné et certains disent même qu’il ne cherchera pas à le faire) ; ignorer la proposition des exécutifs de Ngazidja et de Mohéli et passer en force (il aura dévoilé sa véritable intention de prolonger son mandat) ; se résoudre à partir en 2010 en obligeant Toybou à se plier (au risque de se mettre à dos de nombreux Anjouanais proches de son camp).
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