Bachar Kiwan est un Bobin des Rois, sorte de Robin des Bois inversé. Il détrousse les pauvres pour donner au roi qui se transforme déjà en crocodile fortuné. Et vous le laissez faire ?
Vous souvenez-vous que le gouvernement de l'Union est minoritaire ?
Vous rappelez-vous qu'il y a quelques mois à peine il a failli finir aux oubliettes parce que, dans un moment de clairvoyance, les partis d'opposition avaient décidé de laisser leurs mesquines partisanes au vestiaire pour créer une coalition ?
Vous vient-il parfois à l'esprit d'être un brin courroucé par ce gouvernement désigné par le phénomène Sambi et qui est en train de transformer notre pays en un immense bac à sables bitumineux où les banquiers, les commerçants et les compagnies pétrolières s'en donnent à cœur joie en nous faisant croire que ça va mal pour eux alors que les millions qu'ils ont perdus, c'est vous qui les aviez gagnés ?
Depuis que le monde est en crise, l'argent sort par les fenêtres aux Comores... Mais il ne tombe pas dans la cour de ceux qui en ont le plus besoin. Vous ne vous êtes jamais demandé d'où venaient les milliards qui servaient à regonfler les caisses des milliardaires étrangers résidants aux Comores ?
Pour relancer l'économie, rechercher la vie prospère, le gouvernement dépense sans compter pour les choses qu'il connaît : la grosse industrie sale. Et pour économiser, il coupe dans les choses qu'il ne comprend pas comme la culture, le sport, l'éducation, le sunnisme,... Ça ne vous dérange pas d'imaginer que nous pourrions bientôt vivre dans un pays où Mickey habillé en Ayatollâh serait ministre de la culture, que le théâtre Beit-Salamien en août prochain (l'été) serait le seul à l'affiche, que les toiles des peintres de Bandamadji seraient les seules exposées au pays, qu'à la place des Invincibles nous aurions des reprises des matchs des Expos sans suite comme Idi et Abdoulwahabi et que les Ahmed Djaffar, Abdourahim Saïd Bacar, Okacha, Madi Ali, Afraitane, l'un d'eux serait le grand gagnant de la soirée des amnistiés ?
En quelques mois seulement, un certain Bachar Kiwan, qui a en effet passé son master en économie à l'Université de Montpellier, dans le Sud de la France, actuel Conseiller Economique du Président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, PDG (Président Directeur Général) du conseil d'administration de la société Comoro Gulf Holding (CGH), issue d'une famille d'affaires koweitien et ses amis ont réussi à faire plus de dégâts qu'un bulldozer dans un magasin de porcelaine dans ce petit pauvre.
Tout pour l'économie, rien pour l'esprit. Ça ne vous donne pas un peu le goût de vous lever de votre canapé pour manifester votre désaccord comme d'autres peuples le font ?
Tout le monde est pris au piège ! Je suis profondément choqué quand on voit les membres du gouvernement de l'Union (au complet), des iles (quelques uns), de l'Assemblée de l'Union (les hypocrites, les ingrats comme Sidi, Aboubacar Saïd Salim), les Cadres de l'Administration Publique (tous ministères confondus), certains opérateurs économiques et la notabilité tout courbette au sieur de Bachar Kiwan.
Il faut dire que Bachar Kiwan se donne une image d'un homme fort, puissant, et capable de tout faire. Syrien de naissance et probablement détenteur de plusieurs nationalités a les reins solides. Il distribue des espèces sonnantes et trébuchantes ; il offre des véhicules, des équipements informatiques, des billets d'avion et loue parfois des avions pour déplacer des proches de Sambi à l'extérieur. Il les invite parfois dans des séjours strictement privés aux Emirats Arabes Unis.
Automatiquement, son quotidien au chevet du mollah ressemble à un film hollywoodien. Curieux que nous sommes, soucieux de l'avenir de notre peuple, Sambi se transforme en Ahmed Abdallah, rêve de luxe et fortune et s'invite a métamorphosé Bachar Kiwan en Colonel Robert Denard dit Bob Denard mais en mercenariat dans le domaine de la finance.
Vous étiez des centaines de milliers à glousser en regardant sur la chaine nationale TNC ou Youtube, Dailymotion pour ceux qui sont au métropole le six juillet dernier, fête de l'indépendance, l'homme au Bobin des Rois en costard cravate noir installé à la tribune d'honneur, place réservée VIP ou au Stade Missiri de Mutsamudu, Anjouan. Accompagné l'Ayatollâh comorien à Ryad, Téhéran, le Caire et dans nombreuses capitales, côte à côte pour rencontrer, les Chefs d'Etats. Par exemple à l'Elysée, pour négocier l'avenir de l'île comorienne de Mayotte. Le stratège, Sarkozy les accueillis a bras ouverts, les a écoutés et il les a faits passés par la porte de derrière, en tapis roulant.
Nous constatons aujourd'hui, qu'ils ont vendu Mayotte à la dernière minute. Sambi, promenait entre Moroni, Fomboni et Mutsamudu au moment que Mayotte se déclarait département français le 29 mars. Bachar Kiwan et sa bande nous entubent tous. Dernièrement, sa femme venue d'ailleurs a invitée tous les patrons qui règnent à Moroni à l'hôtel Royal Itsandra. Ordre du jour ? Annoncer la nouvelle nationalité de Mme Bachar, qui devient femme d'affaires comorienne. Surprise ! Oustadh Sambi promène son phoque sous les projecteurs de la star académie comorienne et la culture qui était en péril meurt étouffée. Ça ne vous viendrait pas à l'esprit de ne plus les laisser faire ?
Attention ! Le boss Bachar ne s'occupe pas de petites affaires comme ceux qui sont au quartier volo-volo mais il joue dans les grandes surfaces économiques. Il édite un journal où il caresse tout le beau monde qui l'entoure dans le sens du poil. Et certains de nos meilleurs plumes se sont laissés embarqués dans cette entreprise bonbon du pays par un marchand de mirages. Qui dit qu'il ne changera pas d'identité comme il l'a fait Bob Denard ? Colonel Robert Bob Denard était devenu, Boina Saïd Mustapha Mhadjou. Qui dit qu'il ne se mariera pas avec une belle déesse comorienne ? Le « Chien de guerre » l'avait aussi fait avec beaucoup de tendresse !
Ce que les Comoriens dévoyés et pervertis ne savent pas, ce que tout l'argent que l'homme d'affaires syrien dépense provient des bidounes. Chargé en mission pour venir amadouer Ayatollâh Sambi de naturaliser ces êtres humains qui n'ont aucune justification de nationalité d'origine ; il est peut être au bout de sa mission, qu'il partira fort probable vainqueur. Sans passer par quatre chemins, Sambi a commencé à délivrer tout de suite leur acte de naturalisation ainsi que leurs passeports comoriens. Dans la course contre le luxe et la fortune, c'est le maître des maîtres, Monsieur Sambi, qui, en vertu des pouvoirs qu'il s'est octroyés, a signé une centaine de décrets de naturalisation avant la consultation des députés. Comme quoi on n'est jamais mieux servi que par soi même.
Notre époque regorge de Bobin de Rois mais manque cruellement d'authentiques Robin des Bois.
Karim Abdouldjawadrou
Chroniqueur Bangwenet
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