Une conjuration collective et silencieuse pour le détournement des deniers publics
Nous avons eu droit hier au premier meeting de l’opposition. Ouf ! On le doit au sauveur Elarif, président du parti Ridja venu porter secours à une opposition métastasée, en phase terminale. Sauf que le président du Ridja, en retard d’un an sur les événements du pays (il vit à la Réunion), a commencé son discours d’hier, par ‘‘le riz qui coûte cher’’, ‘‘les comoriens qui meurent en mer’’, ‘‘l’hôpital qui ne marche pas’’, pour enfin qualifier ‘‘la réforme et le référendum à un coup d’Etat constitutionnel’’.
La transition subtile entre le social et la politique, n’a pas convaincu. Ses partisans venus l’écouter pour démonter article par article, alinéa par alinéa, le nouveau projet de révision de la constitution, sont restés sur leur faim au sens propre du mot.
Et comme à chaque virée comorienne - une fois tous les 6 mois-, Ridja a la particularité, de venir avec un lot impressionnant de produits de communications : banderoles, affiches, badges, casquettes… Même après ses énormes ennuis financiers avec le fisc à la Réunion, il continue à remplir les soutes des avions de centaines de cartons.
Ses adversaires, sadiques, adorant le poignarder derrière son dos, n’ont qu’un sujet à la bouche : l'interdiction bancaire dont Larifou fait l’objet à La Réunion et qui s'applique à tous ses comptes. S’il est vrai qu’il a restitué tous ses chéquiers ; s’il est vrai aussi qu’il n’a pas totalement réglé ses arriérés au fisc, il n’arrête pas pourtant pas d’acheter… en liquide.
Ses adversaires du OUI, exultent. Eux, sont assurés de rien devoir à l’Etat comorien puisque ils n’ont jamais présenté de déclaration d’impôt, ni fait l’objet d’un quelconque contrôle fiscal, alors qu’ils vivent dans des villas somptueux, roulent dans des voitures de luxe… tout en perdant procès sur procès.
Pire encore ! Le parti du Président Sambi et la coalition des petits partis qui tournent autour, sont assurés de recevoir sans rechigner l’argent du contribuable comorien tiré tous les matins au trésor public pour acheter tee-shirts, casquettes, confectionner les banderoles et assurer le déplacement des partisans dans les meetings… Le dernier en date a coûté la bagatelle de 4.500.000 francs et il y a une dizaine de meeting du OUI organisée, rien qu’à Ngazidja.
Sambi a le mérite d’autoriser les détournements des deniers publics au grand jour …. L’opposition ferme les yeux, la boucle, puisqu’elle n’attend de son côté, pour organiser la riposte, que les subsides des présidents de Mohéli et de la Grand-comore, tirées également au trésor public des îles …
Une conjuration collective et silencieuse pour le détournement des deniers publics.
Et l’on s’étonne encore que les fonctionnaires accumulent 6 mois pleins d’arriérés de salaires, de novembre 2008 à avril 2009, pendant que les recettes de l’Etat ont augmenté de 17% la même année.
Dans les hautes sphères, on n’a pas trouvé mieux, en cette période de campagne, que d’annoncer triomphalement à la Radio nationale que la paie du mois de novembre 2008 est programmée à partir de demain mercredi 13 mai jusqu’à samedi, la veille du référendum. Un salaire de misère transformé en opération de séduction électorale…..
En avant marche…
SOURCE :FENSSO
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