Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Ainsi font, font, font, font…

14 Mai 2009 , Rédigé par aimons les comores

La campagne est entrée dans sa dernière semaine. Les partisans du Oui, multiplient les meetings sur les places publiques, les partisans du NON se rencontrent dans des salons privés, en catimini, comme au bon vieux temps des mercenaires. Seul le parti d’opposition Ridja est descendu dans l’arène, pour un combat tauromachique, avec le parti de Sambi, sans mise à mort annoncée, mais dans une démarche citoyenne, s’il vous plait. Larifou tout craché quoi !

A Mohéli et à Anjouan, c’est encore pire. Le NON est presque inexistante sur le terrain. A Anjouan les mairies ne délivrent pas d’autorisation de meetings pour le NON pour des raisons de sécurité. Elles les délivrent automatiquement aux partisans du OUI pour des rasions de sécurité aussi. Comprenne qui pourra. Le ministre des affaires étrangères Ahmed Djaafar a eu l’ingénieuse idée, d’organiser à Mutsamudu des grands festins, avant les meetings. Dans le journal de l’Etat on y lit : ‘‘par les temps qui courent tout le monde y accourt’’. Traduction : on maintient les anjouanais dans la misère et on joue avec.

A Mohéli, les partisans au boycott inondé par une campagne onéreuse, de billets de banque et de paillettes, changent de stratégie et décident de prendre part dans les bureaux de vote afin d’éviter le bourrage des urnes. Ils refusent par contre de communiquer à la commission électorale la liste de leurs assesseurs avant minuit de la veille du référendum, pour protéger leurs candidats de la corruption. Ah ! Bolero ! Les mêmes pratiques perdurent !

Le comble, c’est la traduction idiote du silence du NON faite par le partisans du OUI : un large soutien populaire à leur cause. Comme si, il est possible d’imaginer une majorité politique sans une opposition.

Les mouvements qui contestent les décisions et les choix politiques des détenteurs du pouvoir, sont tellement nombreux, qu’on perd son latin tout comme la nébuleuse des partis qui tournent autour du turban du président Sambi. Alors pourquoi cette faillite totale ? Je n’ai pas de réponse.

La constitution qui sera adoptée énonce clairement dans l’article 6 que ‘‘les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage, ainsi qu’à la formation civique et politique du peuple etc.…etc.…’’.

C’est par leur présence sur tous les fronts de combat, que s’organise le déroulement des processus électoraux. Leur absence explique inversement le climat délétère dans lequel s’enfonce les Comores et non la consécration du triomphe du Oui.

Il met surtout gravement en cause le pouvoir en place qui a la garantie constitutionnelle de l’exercice de la démocratie. Dans de nombreux pays libres, les partis politiques bénéficient d'un financement public. Chez nous personne n’y songe puisque ils se servent à volonté dans les caisses de l’Etat. Et à chacun son tour.

Heureusement que le citoyen comorien dispose d’informations émanant de plusieurs sources, des radios et télévisions privées, empêchant la monarchie en marche de tenter de restreindre la liberté de la presse. Même si Djabal télévision, la télé communautaire, est depuis des mois privée d’électricité. Même si, on doit pour cet exercice de la liberté en payant la somme de 50.000 francs pour une heure d’antenne. Même si… Même si…Même si…Même si…

Pour finir, une réunion des plus sérieuses tenue au niveau de la commission électorale s’est penchée sur le respect d’un certain équilibre dans le temps de parole et l'espace laissé à chaque courant d'opinion. Elle n’a été qu’une démarche démagogique…. A la télévision et à la radio nationale, après les rencontres de Sambi avec les délégations des villages, on a droit aux meetings du OUI, qui se suivent et se ressemblent…

Fensso

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Bolero décide d'envoyer des assesseurs alors qu'il est pour le boycott. Je n'ai pas bien compris. Au bureau de vote, il faut 2 assesseurs du oui et 2 autres du non. Bolero est il pour le oui ou pour le non?<br /> S'il décide d'envoyer des assesseurs, c'est qu'il est pour le referendum, non?
Répondre