Mohamed Hassanaly a pris de court l'opinion nationale en présentant, le jeudi 14 mai, sa démission en tant que membre de la Cour constitutionnelle. Dans un entretien avec Al-watwan, il a expliqué sa décision « par des raisons spécifiquement professionnelles » qui « n'ont rien à avoir avec la politique ».
M. Hassanaly dit, en effet, être choqué par la lettre du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans laquelle il a été demandé à la cour constitutionnelle « de valider les listes électorales ». « Je suis d'autant plus choqué que, quelques jours plus tard, il n'a pas hésité à nous saisir pour solliciter le retrait du courrier » a-t-il ajouté.
A la veille de la fermeture de la campagne référendaire, l'opposition a, elle, convié la presse aux Arcades pour dénoncer le projet de loi référendaire du gouvernement comorien et regretter les arrestations opérées ces derniers temps à l'encontre de certaines autorités proches de l'opposition.
D'entrée de jeu, Houmed Mdahoma Msaidié, patron du parti CRC (Convention pour le renouveau des Comores) a planté le décor : « Le référendum n'a qu'un seul but : prolonger le mandat de Sambi. On veut tout simplement voler la tournante à l'île de Mohéli ». Selon lui, le projet de loi référendaire du gouvernement n'apporte rien de nouveau, pire il aggrave le conflit de compétences. « Il y a toujours quatre exécutifs, tous élus au suffrage universel direct, quatre gouvernements. Ce sont juste les dénominations qui ont changé » a-til dit. Et d'ajouter que « le même conflit de compétences reste toujours présent entre, cette fois, les gouverneurs et les vice-présidents. Pire on a augmenté les dépenses avec un troisième vice-président et 23 députés à Ngazidja contre 20 auparavant ».
Msaidié a, en outre, fait savoir que le référendum constitutionnel du 17 mai n'a aucune valeur juridique parce qu'il a violé les procédures et les dispositions de la loi électorale en vigueur. « Au total, 16 articles de la loi électorale sont violés. Non seulement les listes électorales n'ont pas été revisées, mais il n'y a pas eu, à ce jour, d'affichage de ces listes comme le veut la loi. Sans compter que la Commission électorale est encore incomplète et pas de commissions insulaires » a-t-il poursuivi.
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