Dans une conférence de presse, le mercredi 20 mai au jardin de la paix, Ibrahim Ali Mzimba, avocat et conseiller de l'Opaco a déclaré que “l'Onicor a trahi la convention signé entre le ministre des Finances et l'Opaco le 30 juin 2008 en relançant une autre commande de riz sans vérifier si les clients familiers ont vendu définitivement le riz commandé par l'Opaco”. Rappelons que ce protocole avait comme but d'aider financièrement et techniquement la société publique qui était en difficulté.
“Le plus grave c'est que l'Onicor méconnaît aujourd'hui l'existence du pacte alors que c'était grâce à nous que les banques ont prêté main forte à cette société qui était à l'agonie”, a déclaré le président de l'Opaco, Mohamed Abdallah Halifa. “Le bilan en termes de pertes risque d'être très lourd” estime le syndicat du patronat selon lequel près de douze opérateurs économiques risquent d'avoir des stocks d'invendus pour près de 115 millions de francs comoriens.
Le vice-président de l'organisation patronale, Mohamed Keldi, pour sa part, a soutenu qu'en plus des pertes, les opérateurs du privé regrettent le fait que “l'Onicor continue d'importer le riz en passant par des formules illégales et déloyales”.
L'avocat de l'Opaco a introduit auprès de la justice une citation en référé, pour ordonner l'arrêt de la vente du riz de la nouvelle cargaison “en attendant la vente complète du stock issu du protocole d'accord signé entre l'Etat et l'Opaco”.
Pour terminer, Maître Mzimba reproche à l'Onicor de “porter sciemment atteinte aux revenus économiques du pays et des attributaires en général”.
Al-watwan N° 1325 du 25 mai 2009
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