Très fidèle à l'amitié, je dois me rendre aux cheveux de mes amis pour leur soulager car le coup a été dur. Certains ont fait le déplacement à l'aéroport Prince Said Ibrahim pour saluer Sambi, dans le but de prendre connaissance de ce décret qui, selon des membres de gouvernements proches des états majors du '' Oui'', le décret allait être signé à l'aéroport.
Naïfs, novices en politique, rêveurs, tous ces guignols se sont vus '' enculer '' par Sambi et tant pis pour eux. Certains n'ont même pas vu le président monter dans l'avion et vite ils sont rentrés dans la capitale et ont tenu de cellules de crises.
Tous sont en deuil mais les plus déçus relèvent du camp du président du Pec, mon ami Fahamy Said Ibrahim. Ayant trop menti à son bureau politique pour les embarquer dans le navire du '' Oui'', il est en manque d'arguments aujourd'hui pour sauver son bateau en naufrage. Son bras droit, Tocha Djohar pour les amis, a failli le gifler lorsque Fahami lui a sorti, je cite '' ne vous inquiétez pas car l'aide de camp qui a accompagné Sambi m'a rassuré qu'il a vu le président glisser le décret dans son sac pour le signer en Lybie''. Un argument qui n'a pas convaincu Tocha qui trouve que son président perd la raison, non pas, parce que chaque soir dort et ronfle au bar à l'hôtel Itsandra mais parce que, il prend ses rêves pour des réalités.
Le grand gagnant dans cet échec est son petit frère Mourad qui estime que son grand frère lui a ''assassiné'' en le poignardant au dos. Quand on sait la puissance discrète du beau frère de Mourad, Soultoine Chidhour, l'homme qui ''mange à toutes les sauces'', on sait déjà le sort réservé à Fahamy.
Autre Quartier Général en deuil est celui des vieux routiers notamment Ali Mlahaili, Ali Mroudjaé avec leurs enfants qui leur ressemblent comme Hassane Said, ancien candidat de la CRC à la députation, député Sidi, Député Mondoha, Djaé Ahamada, Ahmed Said Isslamou......... tous les larmes aux yeux. Qui aurait imaginé que l'ancien ambassadeur Mlahaili allait chanter pour la première fois de sa vie à l'occasion d'une échéance électorale et surtout à son âge ? Eh, bien, il l'a fait. A la place Badjanani, il a chanté pour impressionner Sambi mais celui-ci l'a ignoré. Ces vieux qui ne savent de quoi faire, ont reçu tous une douche froide.
L'heure est au recueillement et les uns comme les autres s'accusent mutuellement. Dans leur maison de deuil, surgit un invité surprise et il lâche, je cite '' voyez-vous, ce président sans foi continue à nous ridiculiser. Il nous a fait le même coup pour soutenir son débarquement et aujourd'hui il nous a encore endormis, et on ne retient pas les leçons''. Il s'agit de l'ancien président de l'Assemblée, Abdallah Halifa.
En attendant le décret publié à partir de la Lybie, le deuil continue......
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